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13 janvier, 2026 - 21:30:59
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Bukama : après l’attaque armée, la désinformation pour masquer une tentative de déstabilisation

À Bukama, dans la province du Haut-Lomami, l’affrontement armé a aussitôt laissé place à une bataille de récits. Quelques heures après l’attaque menée contre une position des Forces armées de la RDC et la riposte rapide qui a permis le rétablissement de l’autorité de l’État, des cercles proches des acteurs de la déstabilisation s’emploient déjà à accuser l’armée d’avoir tiré sur des civils. Pour de nombreux observateurs, il s’agit d’une manœuvre délibérée visant à brouiller les responsabilités. Derrière l’émotion qu’ils tentent de susciter, Kinshasa dit reconnaître une mécanique bien rodée : provoquer l’instabilité, puis retourner l’accusation contre l’État. Les autorités militaires assurent, pour leur part, que la situation est maîtrisée et que la protection des populations reste une priorité absolue.

À peine les tirs tus, la polémique s’est installée. À Bukama, dans la province du Haut-Lomami, les premières accusations visant les Forces armées de la République démocratique du Congo n’ont pas tardé à circuler. Selon des sources sécuritaires, elles émanent de réseaux liés au M23 et à ses alliés, relayés par certains acteurs politiques locaux.

Ces milieux affirment que l’armée aurait reçu l’ordre d’ouvrir le feu sur des civils. Il ne s’agit « ni d’un malentendu ni d’un excès de langage », mais d’« une opération de manipulation froide et calculée », destinée à détourner l’attention des faits survenus plus tôt.

Une attaque opérée, une riposte encadrée

Dans un communiqué publié dimanche, l’armée congolaise rapporte qu’une de ses unités déployées à Bukama a été attaquée par des éléments armés identifiés comme des Maï-Maï Zoulous. Le bilan provisoire fait état de quatre assaillants neutralisés et de trois blessés. Un militaire des forces régulières a également été blessé.

« La situation a été rapidement maîtrisée par les forces loyalistes », précise le lieutenant-colonel Mak Mongba Hazukay, porte-parole a.i. des FARDC. L’armée affirme par ailleurs avoir pris « toutes les dispositions nécessaires » pour garantir la sécurité et l’ordre public, afin de permettre à la population de reprendre ses activités sans entrave.

Pour les autorités, l’épisode illustre une mécanique désormais familière : l’infiltration de groupes armés, suivie d’une tentative de retournement de l’opinion contre l’État. Une séquence que Kinshasa entend contrer par la fermeté sécuritaire et la clarté du discours officiel, au nom de la stabilité locale.

Infos27

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