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10 mars, 2026 - 00:50:06
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Violences sexuelles en RDC : le M23 en tête des groupes armés mis en cause

Le Mouvement du 23 mars (M23) figure en tête des groupes armés impliqués dans les violences sexuelles liées au conflit en République démocratique du Congo, selon un communiqué publié le 8 mars 2026 par le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. L’organisation onusienne indique avoir documenté 887 cas de violences sexuelles en 2025, touchant 1 534 victimes, majoritairement des femmes et des filles, dont près de 80 % dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Au-delà des chiffres, le rapport met en lumière la brutalité des crimes, notamment l’esclavage sexuel et les grossesses forcées, ainsi que le sort dramatique des enfants nés du viol, souvent rejetés et privés d’identité légale.

Dans un communiqué publié le 8 mars 2026, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) tire la sonnette d’alarme sur l’utilisation systématique du viol comme arme de guerre par plusieurs groupes armés. L’organisation met également en lumière le sort tragique d’une génération d’enfants nés de ces violences, souvent rejetés par leurs familles et privés d’état civil. Face à ce drame humain, le BCNUDH appelle les autorités congolaises, les groupes armés et la communauté internationale à agir urgemment pour briser le cycle de l’impunité et renforcer la prise en charge des survivantes.

Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a dénoncé l’utilisation systématique du viol comme arme de guerre en République démocratique du Congo, dans un communiqué publié dimanche 8 mars 2026. L’organisation onusienne y met en lumière l’ampleur persistante des violences sexuelles liées au conflit, tout en alertant sur le sort dramatique des enfants nés de ces crimes.

Selon les données collectées par le BCNUDH, 887 cas de violences sexuelles ont été documentés en 2025, affectant 1 534 victimes. Parmi elles, la majorité sont des femmes (854) et des filles (672). L’Est du pays demeure l’épicentre de cette tragédie, avec les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu concentrant à elles seules près de 80 % des cas signalés.

Dans son rapport, le BCNUDH souligne que les groupes armés sont responsables de 75 % des agressions sexuelles recensées. Le Mouvement du 23 mars (M23) arrive en tête avec 439 victimes, suivi par les groupes Wazalendo, la Coopérative pour le développement du Congo (CODECO), plusieurs factions Maï-Maï, ainsi que les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et les Forces démocratiques alliées (ADF).

Le Bureau conjoint relève également l’implication d’acteurs étatiques dans certaines violations. Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), la Police nationale congolaise (PNC) et l’Agence nationale de renseignements (ANR) sont citées dans 19 % des cas documentés, une situation jugée préoccupante par l’organisation.

Au-delà des chiffres, le rapport met en lumière la brutalité extrême de ces crimes. De nombreuses femmes et filles sont maintenues en captivité par des groupes armés et soumises à des violences répétées.

« Des femmes et filles sont maintenues en captivité prolongée, soumises à des viols répétés et à des grossesses forcées », souligne le communiqué du BCNUDH, évoquant des situations assimilées à de véritables formes d’esclavage sexuel.

L’organisation attire également l’attention sur le sort des enfants nés de ces violences. Ces derniers se retrouvent souvent rejetés par leurs familles et leurs communautés, privés d’actes de naissance et exposés à un risque permanent de recrutement par les groupes armés.

Selon le BCNUDH, cette marginalisation renforce la vulnérabilité de ces enfants et contribue à perpétuer le cycle de violence dans les zones touchées par le conflit.

Sur le plan de la prise en charge des survivantes, le constat reste préoccupant. Si près de 70 % des victimes ont accès à des soins médicaux d’urgence, moins de 2 % bénéficient d’une assistance complète, incluant un accompagnement juridique, psychologique et social.

Ce déficit de prise en charge laisse de nombreuses survivantes seules face aux conséquences physiques et psychologiques des violences subies.

Face à cette situation, le BCNUDH appelle les autorités congolaises à accélérer les poursuites judiciaires contre les auteurs de ces crimes graves et à garantir l’enregistrement systématique à l’état civil des enfants nés du viol, afin de mettre fin à leur exclusion.

L’organisation exhorte également les groupes armés à cesser immédiatement les hostilités, à libérer toutes les femmes et filles maintenues en captivité et à mettre un terme aux pratiques d’esclavage sexuel.

Enfin, le Bureau conjoint invite la communauté internationale à renforcer son soutien financier afin de permettre la mise en place de programmes de prise en charge durable et globale des survivantes, dépassant le seul cadre de l’urgence médicale.

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