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Kinshasa
7 avril, 2026 - 10:13:32
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Kinshasa accueille le 3ᵉ Forum économique RDC–Angola sur le commerce transfrontalier

Deux jours pour tenter de lever les blocages persistants et relancer une coopération stratégique entre deux voisins aux intérêts convergents. Kinshasa accueille, du 1er au 2 avril 2026, la troisième édition du Forum économique RDC–Angola, un rendez-vous qui se veut décisif pour accélérer l’intégration sous-régionale et structurer le commerce transfrontalier. Dans un contexte marqué par des contraintes logistiques, financières et réglementaires, autorités publiques, opérateurs économiques et partenaires internationaux sont appelés à proposer des solutions concrètes. Au-delà des discours, l’enjeu est clair : transformer un potentiel économique partagé en leviers réels de croissance et de développement.

La République démocratique du Congo et la République d’Angola ouvrent, ce 1er avril 2026 à Kinshasa, la troisième édition de leur Forum économique bilatéral, organisé sous l’impulsion du ministère de l’Économie nationale. Prévu sur deux jours à l’hôtel Golden Tulip, ce rendez-vous stratégique s’inscrit dans une dynamique de consolidation des relations économiques entre deux pays liés par une frontière commune et des intérêts convergents.

Placée sous le thème « Intégration sous-régionale et développement du commerce transfrontalier », cette édition ambitionne d’aller au-delà des déclarations d’intention pour produire des recommandations opérationnelles. L’objectif affiché est de renforcer les échanges commerciaux, d’améliorer les mécanismes de coopération et de lever les contraintes structurelles qui freinent encore le développement du commerce bilatéral.

Depuis la première édition organisée en 2023, plusieurs avancées ont été enregistrées, notamment dans la facilitation des échanges, le développement d’infrastructures transfrontalières et la promotion des investissements croisés. Toutefois, les défis demeurent nombreux. Les difficultés liées aux paiements et aux transferts financiers, la persistance des circuits informels et de la contrebande, ainsi que l’insuffisance des infrastructures logistiques continuent de peser sur les échanges.

Dans ce contexte, les travaux du forum s’articuleront autour de plusieurs axes prioritaires. La facilitation des transactions financières figure en tête des préoccupations, avec un accent particulier sur le rôle des banques centrales et les réformes nécessaires pour sécuriser les paiements. « Il s’agit d’améliorer les mécanismes de facilitation des transactions financières entre les deux pays », indiquent les organisateurs.

La gouvernance commerciale et la formalisation des échanges constituent un autre chantier majeur. La lutte contre la fraude et la contrebande, ainsi que l’amélioration des dispositifs de régulation, seront au cœur des discussions. Les participants sont également appelés à réfléchir à des stratégies communes pour protéger les économies nationales tout en favorisant l’ouverture des marchés.

Le forum mettra également l’accent sur des secteurs clés tels que l’énergie, la pêche et les infrastructures. Dans le domaine énergétique, les échanges porteront sur le développement du commerce transfrontalier des produits énergétiques et sur les enjeux de gouvernance. Dans le secteur de la pêche, l’ambition est de jeter les bases d’un marché commun des produits halieutiques.

Les questions liées au transport et à la logistique seront également abordées, avec pour objectif de renforcer la connectivité entre les deux pays et de réduire les coûts liés à l’extraversion économique. « Comment renforcer l’intégration logistique et la connectivité afin de réduire l’extraversion économique », figure parmi les problématiques soumises aux participants.

Au-delà des panels et des conférences, le forum prévoit des rencontres B2B, des sessions de networking et des expositions de produits et services. Ces espaces visent à favoriser les partenariats entre acteurs publics et privés et à stimuler les opportunités d’investissement.

La participation attendue est large et diversifiée. Outre les membres des gouvernements et les responsables des administrations publiques, le forum réunira des opérateurs économiques, des institutions financières, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des experts et universitaires. Cette diversité d’acteurs reflète la volonté de bâtir une approche intégrée du développement économique.

L’organisation de cette troisième édition s’inscrit dans la volonté commune des présidents Félix Tshisekedi et João Lourenço de renforcer la coopération bilatérale. Elle a été confiée à la Cellule du redressement productif (CEREP), mandatée pour structurer les travaux et assurer le suivi des recommandations.

À l’issue des travaux, plusieurs résultats sont attendus, notamment la formulation de mesures concrètes pour améliorer le commerce transfrontalier, l’identification de projets structurants communs et la conclusion éventuelle d’accords ou de protocoles d’entente. Les organisateurs ambitionnent également de mettre en place un dispositif de suivi et d’évaluation pour garantir la mise en œuvre effective des décisions.

Dans un contexte régional marqué par des défis économiques persistants, ce forum apparaît comme un test de crédibilité pour les politiques d’intégration sous-régionale. Au-delà des engagements, c’est la capacité des deux pays à traduire leurs ambitions en actions concrètes qui sera observée.

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