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22 octobre, 2026 - 17:56:24
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4ᵉ Biennale consacrée à la paix en Afrique | Transfert des eaux du fleuve Congo : Tshisekedi exige l’aval du peuple et des garanties scientifiques

Félix Tshisekedi oppose des conditions politiques, constitutionnelles et environnementales strictes à tout projet de transfert des eaux du fleuve Congo vers d’autres bassins. À l’ouverture de la 4ᵉ Biennale de Luanda consacrée à la paix en Afrique, le président de la République démocratique du Congo (RDC) a réaffirmé qu’aucun engagement ne sera envisagé sans le respect de la Constitution et des lois nationales, exigeant un référendum pour consulter le peuple congolais ainsi que des garanties scientifiques rigoureuses sur la préservation des intérêts du pays et de ses équilibres écologiques. Cette position place la souveraineté nationale, le consentement populaire et la protection de l’environnement au cœur de tout éventuel accord, alors que les dirigeants africains débattent de la gouvernance de l’eau comme instrument de prévention et de résolution des conflits.

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a réaffirmé jeudi à Luanda, en Angola, l’opposition à tout engagement relatif au transfert des eaux du fleuve Congo vers d’autres bassins qui ne respecterait pas les exigences constitutionnelles et légales du pays. Il s’exprimait à l’ouverture de la 4ᵉ édition de la Biennale de Luanda, un forum panafricain consacré à la promotion de la culture de la paix et de la non-violence.

« Aucun engagement ne saurait être envisagé sans le respect de notre Constitution et de nos lois », a déclaré le chef de l’État, précisant que Kinshasa maintient comme condition préalable la consultation du peuple congolais par référendum.

Cette exigence place la décision des Congolais au cœur de toute éventuelle initiative de transfert d’eau vers d’autres bassins. Elle traduit la volonté des autorités congolaises de soumettre un dossier aux conséquences potentiellement majeures pour le pays à un processus de décision conforme à l’ordre juridique national.

Des garanties pour protéger les intérêts du pays

Au-delà de la consultation populaire, Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité de disposer de garanties scientifiques rigoureuses concernant la préservation des intérêts de la RDC et de ses équilibres écologiques.

Le président congolais entend ainsi faire de l’évaluation scientifique et environnementale un préalable à toute discussion susceptible d’affecter les ressources hydriques nationales. La protection des écosystèmes et la sauvegarde des intérêts du pays constituent, dans cette perspective, des exigences indissociables de tout projet de cette nature.

« La confiance entre partenaires exige cette clarté », a souligné Félix Tshisekedi, estimant que cette transparence doit permettre de rechercher des solutions durables, fondées sur la connaissance et pleinement consenties par les parties concernées.

La gouvernance de l’eau au cœur des débats africains

Organisée conjointement par le gouvernement angolais, l’Union africaine et l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), cette quatrième Biennale réunit plusieurs dirigeants et acteurs du continent autour du thème du renforcement de la gouvernance de l’eau en Afrique comme instrument de prévention, de médiation et de résolution des conflits.

Dans son intervention, le chef de l’État congolais a également rappelé que l’Union africaine a consacré l’année 2026 à l’eau et à l’assainissement, une priorité inscrite dans l’agenda continental à l’horizon 2060.

Pour rappel, la RDC est le pays le plus riche en eau d’Afrique. Il représente environ 52 % des réserves d’eau de surface de l’Afrique et 23 % des ressources en eau renouvelables intérieures de l’Afrique. Le bassin du fleuve Congo s’organise autour du fleuve Congo, long d’environ 4 700 km avec un débit moyen annuel de 41 000 m3/s, ses affluents dont les principaux sont l’Oubangui (1 060 km avec un débit de 11 000 m3/s à Bangui), la Sangha (790 km ; 1 714 m3/s à Ouesso) et le Kasaï (2 153 km ; 9 873 m3/s) et le lac Tanganyika considéré comme le deuxième plus profond et plus important lac en volume d’eau douce du monde.

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