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Kinshasa
26 octobre, 2026 - 20:35:45
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Judith Suminwa : un an de gouvernance entre stabilité économique, diplomatie offensive et croissance soutenue

Nommée le 12 juin 2024 à la tête du gouvernement congolais, Judith Suminwa Tuluka s’est imposée en un an comme la figure d’un exécutif résolu à rompre avec les errements du passé. Première femme à occuper ce poste en RDC, elle a donné à son mandat une tonalité nouvelle : celle de l’action concrète face à l’urgence. Dans un contexte marqué par la persistance du conflit à l’Est et la pression constante sur les équilibres économiques, son gouvernement affiche des indicateurs en net redressement. L’inflation a été ramenée sous la barre des 10 %, le franc congolais stabilisé, et le prix du carburant à la pompe revu à la baisse – une première depuis près d’une décennie. La croissance, soutenue, dépasse les 6 %, tandis que les services amorcent une prise de relais historique sur les industries extractives dans la formation du PIB. Ce rétablissement macroéconomique s’est doublé d’un regain de confiance des institutions internationales : FMI et Banque mondiale ont renouvelé leur soutien à hauteur de 1,49 milliard de dollars. Sur le plan diplomatique, Kinshasa a repris l’initiative, obtenant des résolutions clés à Genève et au Conseil de sécurité contre les incursions rwandaises, et marginalisant Kigali au sein de la CEEAC. Un an après son investiture, la promesse d’un gouvernement des résultats semble, au moins partiellement, tenue.

Le 12 juin 2024, Judith Suminwa Tuluka entrait dans l’histoire de la République démocratique du Congo (RDC) en devenant la première femme nommée Première ministre. Un an plus tard, l’heure est au premier bilan. Dans un pays en proie à une guerre meurtrière à l’Est, à une instabilité chronique de ses institutions et à une dépendance historique aux matières premières, le gouvernement dit de « rupture » affiche des résultats tangibles, en rupture justement avec l’immobilisme des décennies précédentes.

Une stabilité macroéconomique reconquise

Sur le front économique, les signaux envoyés au cours des douze derniers mois ont été jugés globalement positifs par les partenaires internationaux. L’inflation, qui culminait à plus de 20 % en 2023, a été progressivement ramenée vers un chiffre à un seul digit, avec des prévisions de la Banque centrale avoisinant les 8 % pour fin 2025. Une performance d’autant plus notable que le contexte régional — guerre dans l’Est, tensions politiques dans les pays voisins — reste délétère.

Autre réussite : la relative stabilité du taux de change. Depuis plusieurs mois, le franc congolais se maintient autour de 2 850 pour un dollar américain, sans fluctuations marquées, un fait rare dans l’histoire récente du pays. Une telle régularité a permis une meilleure planification budgétaire et une confiance accrue dans le secteur privé.

Sur le plan du pouvoir d’achat, le gouvernement a agi sur le prix du carburant à la pompe, procédé à des réajustements tarifaires à la baisse, et réduit la pression sur le Trésor public. Le prix du litre d’essence a baissé pour la première fois depuis près d’une décennie, offrant un souffle aux ménages et aux transporteurs urbains.

Croissance et prémices de diversification
Avec une croissance du PIB estimée à plus de 6 % en 2024 — so