Par sa finesse juridique et sa ténacité politique, le député national Kasanda Katuala Olivier vient de faire sauter l’un des verrous les plus absurdes du système bancaire congolais. La réforme qu’il a portée, adoptée le 15 juin par l’Assemblée nationale, corrige une loi bancale qui paralysait les établissements de crédit depuis deux ans. En supprimant l’exigence de quatre actionnaires significatifs, elle aligne enfin la RDC sur les standards africains et relance l’inclusion financière dans un pays massivement sous-bancarisé. Une victoire technique, mais aussi un geste fort pour l’attractivité économique du pays, qui porte la marque d’un parlementaire aussi rigoureux que visionnaire.
C’est une de ces réformes dont les effets se mesureront à l’aune du temps, mais dont la portée, déjà, ne fait aucun doute. Le 15 juin 2025, l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC) a adopté une proposition de loi modificative de la loi n° 22/069 du 27 décembre 2022, relative à l’activité et au contrôle des établissements de crédit. Un texte technique, certes, mais au potentiel de transformation majeur dans un pays où moins de 10 % de la population dispose d’un compte bancaire.
Une victoire parlementaire et politique
Portée avec une rare constance par le député national Katuala, cette réforme a franchi une à une les étapes parlementaires depuis sa recevabilité en décembre 2024. En coulisses, l’élu de Lukunga à Kinshasa, reconnu pour sa maîtrise du droit et du secteur bancaire congolais, a su désamorcer les réticences initiales de la Banque centrale du Congo (BCC) et du ministère des Finances, longtemps attachés à une architecture juridique figée. Une position jugée d’ailleurs contre-productive par nombre d’économistes et d’acteurs du secteur.
Quarantenaire, Kasanda Katuala Olivier incarne une génération de législateurs qui entendent réconcilier le droit avec les impératifs du développement. Son travail a été salué dans les travées du Palais du peuple comme « l’expression d’un courage visionnaire » et d’« une capacité rare à bâtir des consensus autour d’enjeux techniques ».
Un verrou réglementaire levé
L’élément central de la réforme réside dans la suppression de l’exigence imposée par la loi de 2022 d’un minimum de quatre actionnaires dits « significatifs », chacun détenant au moins 15 % du capital social selon une


