Face aux grands décideurs financiers réunis à Washington, la République démocratique du Congo s’est présentée avec des indicateurs solides et une stratégie claire : rassurer, convaincre et consolider la confiance. En marge des Assemblées annuelles 2025 du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a conduit une délégation qui a défendu avec assurance les réformes économiques engagées à Kinshasa. Croissance soutenue, inflation maîtrisée et discipline budgétaire ont constitué les piliers de ce plaidoyer, au moment où le pays s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la mise en œuvre de son programme économique. Ce rendez-vous de haut niveau est aussi l’occasion de consolider le dialogue avec les bailleurs internationaux et de mobiliser de nouveaux appuis financiers pour accélérer la transformation structurelle de l’économie congolaise.
La République démocratique du Congo s’est invitée au cœur de la scène économique mondiale à l’occasion des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale. Sous la conduite du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la délégation congolaise a multiplié les rencontres stratégiques pour renforcer la crédibilité financière du pays et consolider ses partenariats avec les bailleurs internationaux.
Le moment fort de cette mission a été la séance de travail tenue au siège du FMI entre la délégation congolaise et l’équipe pays dirigée par Calixte Ahokposi. Autour de la table : le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque centrale du Congo, Lolo Wameso Nkwaluloki. Les échanges ont porté sur la situation macroéconomique du pays et la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre du programme formel avec le FMI.
Des indicateurs solides et des réformes structurantes salués par le FMI
Dans son intervention, Doudou Fwamba a mis en avant la résilience économique de la RDC, marquée par une croissance de 6,5 % en 2024, une inflation ramenée à 7,7 % en glissement annuel — contre 23,8 % en décembre 2023 — et une stabilité monétaire maintenue malgré les turbulences liées à l’appréciation du franc congolais. Le ministre a souligné la bonne tenue des finances publiques : les recettes domestiques mobilisées ont atteint 21 884 milliards de CDF à fin septembre 2025, dépassant les prévisions de 20 811 milliards CDF, soit un taux de réalisation de 105 %.
Le gouverneur de la Banque centrale a, pour sa part, rassuré les partenaires sur la capacité des autorités monétaires et budgétaires à préserver la stabilité macroéconomique. Il a rappelé les mesures récentes, dont la revalorisation de la réserve obligatoire, qui ont permis d’absorber les tensions sur le marché des changes.
Le chef de mission du FMI a annoncé une prochaine visite à Kinshasa dans le cadre de la deuxième revue du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC). Si les objectifs quantitatifs et repères structurels sont atteints, la RDC pourrait bénéficier d’un appui financier supplémentaire, à la fois pour renforcer les réserves de change et soutenir le budget national.
Le ministre a également rappelé les réformes en cours — notamment le déploiement du Compte unique du Trésor et la facture normalisée — traduisant la volonté du gouvernement d’améliorer la transparence et la discipline dans la gestion publique. Ces avancées renforcent la position du pays dans ses discussions avec les bailleurs et les agences de notation souveraines.
Au-delà des chiffres, Kinshasa entend démontrer que cette stabilité macroéconomique n’est pas un simple acquis technique, mais un levier pour améliorer le pouvoir d’achat, renforcer la prévisibilité économique et accélérer le développement structurel. Par cette participation active, la RDC affirme sa place parmi les économies africaines résilientes et ouvertes à des partenariats durables.
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