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19 avril, 2026 - 23:23:28
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RDC : l’Assemblée nationale déclare recevable la loi sur la protection des personnes du troisième âge

À Kinshasa, la question du vieillissement prend enfin une place centrale dans l’agenda législatif. En déclarant recevable la proposition de loi sur la protection et la promotion des droits des personnes du troisième âge, l’Assemblée nationale engage un processus inédit visant à combler un vide juridique longtemps dénoncé. Le texte, porté par le député Dhedhe Mupasa, ambitionne de garantir aux aînés des droits fondamentaux souvent négligés : protection sociale adaptée, accès équitable aux services essentiels, lutte contre les discriminations et reconnaissance d’un statut aligné sur les standards internationaux. Dans un pays où les structures d’accompagnement demeurent faibles et où le vieillissement s’accompagne encore trop souvent d’exclusion, cette initiative marque un virage politique. Elle exprime une volonté nouvelle : faire de la dignité des personnes âgées un enjeu national et non plus un sujet périphérique. La commission mixte a désormais sept jours pour en examiner les contours, annonçant un débat parlementaire qui pourrait redéfinir la place accordée aux aînés dans la société congolaise.

Un premier pas décisif dans la construction d’un cadre légal dédié aux personnes du troisième âge a été franchi. Réunie lundi 1er décembre, l’Assemblée nationale a déclaré recevable la proposition de loi visant à protéger et promouvoir les droits des aînés, une initiative portée par le député Dhedhe Mupasa. Le texte a été transmis à la commission mixte Sociale et culturelle – Genre, famille et enfant, chargée d’en assurer l’examen approfondi dans un délai de sept jours.

Pour l’élu d’Idiofa, la nécessité d’un tel cadre juridique ne fait plus débat. La prise en charge des personnes âgées demeure insuffisante, tandis que les services sociaux et les dispositifs de protection restent fragmentaires. « Une loi spécifique représente une avancée majeure », plaide-t-il, rappelant que la RDC doit se conformer à ses engagements internationaux et reconnaître, à l’instar des Nations unies, l’entrée dans le troisième âge à partir de 60 ans.

Une avancée politique pour la dignité et l’inclusion des aînés

Le texte propose des innovations importantes : prise en charge directe par l’État et ses démembrements, sanctions contre toute discrimination, priorité d’accès dans les files d’attente, exemptions fiscales et facilités administratives spécifiques. La proposition prévoit également une protection accrue pour les femmes âgées et les personnes du troisième âge vivant avec handicap, souvent confrontées à une double vulnérabilité.

Parmi les mesures structurantes, la création d’un Conseil consultatif national du vieillissement et d’un Fonds national de solidarité pour les personnes du troisième âge constitue un tournant. La “carte verte”, destinée à garantir l’accès aux avantages prévus par la loi, entend matérialiser cette volonté d’inclusion.

Cette initiative législative ouvre un débat national attendu sur la dignité, l’autonomie et la reconnaissance des aînés dans une société en mutation. Si la loi venait à être adoptée, elle poserait les fondations d’une politique publique du vieillissement — une première en RDC et redonnerait une visibilité institutionnelle à une catégorie longtemps reléguée dans l’ombre.

Infos27

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