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17 avril, 2026 - 06:18:42
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Cacao-café : l’ASSECCAF salue la fin d’une taxe illégale et voit un tournant pour les exportateurs de l’Est

La réaction ne s’est pas fait attendre. L’Association des exportateurs de cacao-café et autres produits agricoles (ASSECCAF) a salué avec force la décision du gouvernement de supprimer la perception illégale de 10 dollars américains prélevée par l’Office congolais de contrôle sur les produits agricoles en transit entre l’Ituri et le Nord-Kivu. Dans une interview accordée le 11 janvier 2026, son président national, Benjamin Kakule Munzenda, voit dans cette mesure une réparation attendue depuis près de dix ans. Pour les exportateurs, cette taxe constituait une charge injustifiée, contraire aux lois de la République et pénalisante pour la compétitivité des entreprises. Sa suppression est perçue comme un signal politique fort, susceptible d’améliorer durablement la santé financière des opérateurs, de soulager les filières cacao et café et de rétablir la confiance entre l’État et le secteur privé, dans une région déjà fragilisée par de multiples contraintes économiques.

Le soulagement est palpable chez les exportateurs. L’Association des exportateurs de cacao-café et autres produits agricoles, ASSECCAF, a salué la suppression de la perception illégale de 10 dollars américains imposée depuis 2016 sur les produits agricoles à l’exportation entre l’Ituri et le Nord-Kivu.

Dans une interview accordée le dimanche 11 janvier 2026 à la cellule de communication du ministère du Commerce extérieur, son président national, Benjamin Kakule Munzenda, a exprimé sa reconnaissance au gouvernement pour avoir mis fin à ce qu’il qualifie de « charge injustifiée » imposée aux exportateurs, aux entreprises et, indirectement, aux populations.

Selon lui, cette taxe prélevée par l’Office congolais de contrôle (OCC) constituait une entrave durable à l’activité économique. Elle alourdissait les coûts d’exportation et fragilisait la compétitivité des filières cacao et café, déjà confrontées à des difficultés structurelles dans l’Est du pays.

Pour l’ASSECCAF, la décision gouvernementale vient « remettre les opérateurs économiques dans leur droit », après des années de dénonciations restées sans suite. Elle marque, selon l’association, une rupture avec des pratiques contraires aux lois de la République et à l’esprit de la libre circulation des biens.

Un impact attendu sur la santé des entreprises

Au sein de l’association, la suppression de cette perception est perçue comme un levier direct de redressement. L’ASSECCAF estime qu’elle aura un impact positif immédiat sur la santé financière des entreprises actives dans le secteur du cacao, du café et des autres produits agricoles.

L’organisation y voit également un signal politique fort en direction du secteur privé. En corrigeant une pratique dénoncée de longue date, le gouvernement envoie un message de confiance aux exportateurs et renforce la crédibilité de ses engagements en faveur de l’amélioration du climat des affaires.

La décision du ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, s’inscrit enfin, aux yeux de l’ASSECCAF, dans une logique de conformité aux engagements internationaux de la République démocratique du Congo, notamment l’Accord sur la facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce.

Pour les exportateurs, l’enjeu dépasse la suppression d’une taxe. Il s’agit désormais de voir cette orientation se traduire durablement sur le terrain, afin que la libre circulation des produits agricoles cesse d’être un principe théorique et devienne une réalité économique.

Infos27

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