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7 avril, 2026 - 09:18:59
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SADC : à Mining Indaba, Louis Watum Kabamba défend l’intégration minière régionale

Changer d’échelle, passer des discours aux chantiers. À l’occasion de Mining Indaba 2026, la République démocratique du Congo a affiché ses ambitions régionales. Devant les ministres des Mines de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), investisseurs et bailleurs, Louis Watum Kabamba a appelé à harmoniser les politiques, formaliser l’artisanat et bâtir des chaînes de valeur locales autour des minéraux critiques. Objectif : transformer la richesse du sous-sol en croissance durable et attirer des capitaux de long terme. Kinshasa entend jouer un rôle moteur pour structurer un marché minier régional plus cohérent, compétitif et crédible.

La diplomatie minière congolaise se muscle.

Mardi 10 février, Louis Watum Kabamba, ministre des Mines, a pris part au forum ministériel de la Communauté de développement de l’Afrique australe organisé en marge de Mining Indaba. Autour de la table : ministres du secteur, représentants du privé et partenaires techniques et financiers. À l’ordre du jour, un mot d’ordre partagé : rendre l’industrie extractive plus intégrée, plus lisible et plus attractive à l’échelle régionale.

Les discussions ont porté sur l’harmonisation des politiques minières entre États membres. L’objectif est clair : bâtir un cadre commun capable de sécuriser les investissements, d’accélérer les projets structurants et de transformer les ressources naturelles en développement durable.

« Il est temps de passer à l’action », a insisté le ministre congolais, appelant à dépasser les déclarations d’intention pour engager des réformes concrètes.

S’inscrivant dans la vision du chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa, Louis Watum Kabamba a détaillé plusieurs priorités.

D’abord, « institutionnaliser le dialogue public-privé à l’échelle régionale » afin de fluidifier les décisions et réduire les incertitudes réglementaires. Ensuite, investir dans le capital humain, notamment la formation, la recherche et la création de centres d’excellence, en consacrant une part des redevances minières à ces programmes.

Autre axe : renforcer l’exploration des minéraux critiques, devenus stratégiques pour la transition énergétique mondiale. Pour Kinshasa, l’enjeu ne se limite plus à l’extraction.

Le ministre a plaidé pour « le développement de chaînes de valeur régionales, notamment dans les batteries et les véhicules électriques », afin de capter davantage de valeur ajoutée localement.

La formalisation de l’exploitation artisanale figure également parmi les priorités. « Il faut harmoniser les politiques et partager les meilleures pratiques », a-t-il souligné, estimant que l’encadrement de ce secteur peut à la fois sécuriser les revenus des communautés et améliorer la traçabilité.

Première puissance minière du continent pour le cuivre et le cobalt, la RDC entend ainsi assumer un rôle moteur au sein de la SADC. À Mining Indaba, le message était sans ambiguïté : l’avenir du secteur se jouera moins dans la compétition entre États que dans la coordination régionale.

Reste désormais à transformer ces engagements en mécanismes concrets. Car pour les investisseurs comme pour les populations, la crédibilité se mesure aux résultats.

Infos27

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