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Kinshasa
3 juin, 2026 - 01:13:45
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Kinshasa : Plus de 123 200 tombes disparues dans le cimetière de Kintambo

Au cœur de Kinshasa, le cimetière de Kintambo se vide peu à peu de ses repères. En visite d’inspection, le président de la commission Environnement, Aménagement du territoire et Développement durable de l’Assemblée provinciale de Kinshasa évoque des dizaines de milliers de tombes désormais impossibles à retrouver, englouties par des enterrements successifs. Une situation qu’il juge alarmante et qui relance le débat sur la fermeture définitive du site, d’après des informations relayées par l’ACP.

Au terme d’une mission d’information et de contrôle effectuée au cimetière de Kintambo, le président de la commission Environnement, Aménagement du territoire et Développement durable de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Steve Mulumba, a fait état de plus de 123 200 sépultures aujourd’hui introuvables, conséquence d’inhumations réalisées par superposition au fil des années.

Selon lui, les enterrements se sont poursuivis durant plus de quatre décennies sans véritable réorganisation de l’espace funéraire. De nouvelles dépouilles auraient été placées au-dessus d’anciennes tombes, effaçant progressivement toute trace des premières sépultures, d’après des propos relayés par l’Agence congolaise de presse.

Steve Mulumba explique que cette descente sur le terrain visait à évaluer à la fois la situation environnementale et l’aménagement du site, mais aussi à alerter les autorités urbaines sur la nécessité de procéder à la fermeture définitive de ce cimetière.

Il déplore par ailleurs que de nombreuses familles ne parviennent plus à identifier ni à localiser les tombes de leurs proches. Pour l’élu provincial, la situation dépasse largement le cadre administratif ou urbanistique : elle touche à la dignité humaine, au respect dû aux défunts et à la considération des vivants. Un cimetière, insiste-t-il, demeure avant tout un lieu de mémoire et de recueillement.

Il estime enfin que même si le manque d’autres espaces funéraires peut être évoqué, cet argument ne saurait justifier l’effacement progressif des sépultures existantes, qui représente selon lui une perte d’une partie de la mémoire collective.

Infos27

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