L’horreur refait surface dans l’est de la République démocratique du Congo. La découverte de deux fosses communes à Uvira, dans la province du Sud-Kivu, ravive les accusations de massacres de civils par les rebelles de l’AFC/M23, appuyés par l’armée rwandaise. Plus de 150 corps auraient été exhumés, révélant l’ampleur d’exécutions qualifiées de crimes de guerre et potentiellement de crimes contre l’humanité. Dans un communiqué officiel, le gouvernement provincial dénonce des violences planifiées et exige des enquêtes internationales indépendantes ainsi que des sanctions ciblées contre les responsables et leurs soutiens. Pour Kinshasa et les autorités locales, cette découverte constitue une preuve supplémentaire de la brutalité du M23 et de ses alliés, et renforce les appels à une réponse internationale à la hauteur des crimes allégués.
La découverte de deux fosses communes dans les quartiers Kavinivira et Kilomoni, à Uvira, met en lumière l’ampleur des violences commises contre les populations civiles dans l’est de la République démocratique du Congo. Selon un communiqué officiel du gouvernement provincial du Sud-Kivu, plus de 150 personnes auraient été enterrées dans ces sites après le retrait forcé des éléments de l’AFC/M23 soutenus par le Rwanda.
Les premières constatations évoquent précisément 151 civils inhumés, dont 121 au cimetière de Kavinvira et 30 dans un enclos du quartier Kilomoni. Ces exécutions auraient été perpétrées à la veille du retrait des combattants, le 18 janvier 2026, dans un contexte de violences ciblées contre la population locale.
Les autorités provinciales affirment que « ces actes constituent des crimes de guerre » au regard du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, et qu’ils pourraient également relever de crimes contre l’humanité « par leur ampleur, leur systématicité et leur inscription dans une attaque dirigée contre des populations civiles ».
Le gouvernement provincial pointe explicitement la responsabilité des combattants de l’AFC/M23 et de leurs soutiens, notamment les Forces de défense rwandaises, dont « la présence et le soutien opérationnel dans cette zone ont été largement documentés ».
Au-delà de la dénonciation, les autorités exigent des mesures concrètes. Elles réclament « l’ouverture immédiate d’enquêtes internationales indépendantes », l’identification et la poursuite des responsables « quels que soient leur rang ou leur fonction », ainsi que des sanctions ciblées contre les auteurs, leurs commanditaires et leurs soutiens.
Le communiqué appelle également à l’application intégrale de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies et avertit que « le silence, l’inaction ou la complaisance face à de tels crimes seraient une forme de tolérance inacceptable ».
Pour les autorités congolaises, ces fosses communes constituent une preuve accablante des méthodes du M23 et de la gravité des exactions commises contre les civils, dans une région où les cycles de violence se répètent depuis des décennies.
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