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1 novembre, 2026 - 17:41:26
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Constitution : Steve Mbikayi plaide pour un débat de fond et l’arbitrage du peuple par référendum

La question de l’avenir de la Constitution de 2006 continue de diviser la classe politique congolaise. Entre partisans d’une simple révision et défenseurs d’un changement plus profond du texte fondamental, les positions se durcissent et nourrissent les procès d’intention. Dans une tribune intitulée « Constitution : la guerre de positionnement », le député national Steve Mbikayi appelle à dépasser les querelles politiques pour poser la véritable question : la loi fondamentale répond-elle encore aux réalités institutionnelles et économiques du pays ? L’élu rappelle avoir lancé dès 2020 une campagne nationale pour des réformes constitutionnelles, motivée par ce qu’il considère comme l’inadéquation entre les ressources limitées de l’État et la multiplication d’institutions politiques jugées coûteuses et peu efficaces. Selon lui, le débat ne doit pas être confisqué par les rivalités politiques mais tranché démocratiquement par le peuple souverain, notamment à travers un référendum.

Le débat sur l’avenir de la Constitution de 2006 refait surface en République démocratique du Congo. Alors que certains plaident pour une simple révision du texte et d’autres pour une réforme plus profonde, le député national Steve Mbikayi estime que la discussion actuelle passe à côté de l’essentiel.

Dans une tribune intitulée « Constitution : la guerre de positionnement », l’élu considère que la controverse sur l’âge de la Constitution ne constitue pas le véritable enjeu.

« La loi fondamentale ne peut pas être changée parce qu’elle est très jeune ou très vieille. Le débat doit être plus profond que cela », écrit-il.

Pour Steve Mbikayi, la question centrale reste de savoir si la Constitution de 2006 comporte des failles structurelles qui justifieraient une réforme plus ambitieuse.

Une initiative lancée dès 2020

Le député rappelle avoir soulevé cette question dès 2020, dans un contexte politique qu’il qualifie de « non suspect ». « Nous étions les premiers à lancer ce débat en 2020. Comme toujours, nous anticipons », affirme-t-il.

À l’époque, explique-t-il, sa démarche reposait sur un constat : l’écart entre les ressources limitées de l’État congolais et la multiplication d’institutions politiques coûteuses.

Selon lui, la Constitution a instauré plusieurs structures dont l’impact sur la vie quotidienne de la population reste limité.

Des institutions jugées peu efficaces

Dans sa tribune, Steve Mbikayi cite notamment le Sénat, qu’il considère comme faisant double emploi avec l’Assemblée nationale. Il évoque également certaines institutions d’appui à la démocratie, estimant qu’elles pourraient être remplacées par des structures administratives plus simples.

« Le pays produit peu, mais la Constitution a créé plusieurs institutions budgétivores qui n’ont aucun impact réel sur le vécu quotidien du peuple », soutient-il.

L’élu critique également les dysfonctionnements du système électoral, régulièrement contesté à l’issue des scrutins.

« À chaque élection, on parle de vente des sièges et, après chaque présidentielle, on crie à la triche et on appelle à des dialogues politiques », déplore-t-il.

Une pétition restée sans suite

Steve Mbikayi rappelle avoir lancé, en 2020, une pétition nationale en faveur d’une réforme constitutionnelle. Selon lui, plus de 100 000 signatures avaient été recueillies à travers le pays. « À nos frais, nous avions sillonné la République pour récolter ces signatures. Mais le dossier a fini par moisir sur le bureau du président de l’Assemblée nationale », affirme-t-il.

L’élu estime que son initiative avait alors été mal comprise, certains y voyant une