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17 avril, 2026 - 21:09:11
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ONU : la résolution 2817 condamnant les attaques iraniennes adoptée, la RDC vote pour avec le groupe africain

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté, le 11 mars 2026, la résolution 2817 condamnant les attaques menées par l’Iran contre plusieurs États du Golfe et la Jordanie. Le texte, soutenu par une large majorité de la communauté internationale et coparrainé par 135 États membres, a recueilli 13 voix favorables et deux abstentions. Au sein du Conseil, le groupe africain A3, composé de la RDC, de la Somalie et du Libéria, a voté pour, réaffirmant son attachement au droit international et à la liberté de navigation. Kinshasa s’est toutefois abstenue lors du vote d’un second projet de résolution, illustrant la complexité des équilibres diplomatiques autour de cette crise.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté mercredi 11 mars 2026 la résolution 2817 condamnant les attaques attribuées à l’Iran contre plusieurs États du Golfe ainsi que la Jordanie. Le texte, qui dénonce des actes considérés comme une menace pour la stabilité régionale et la sécurité maritime internationale, a été approuvé par 13 voix pour, aucune contre et deux abstentions, traduisant un large consensus au sein de l’organe exécutif de l’ONU.

Parmi les soutiens au texte figure le groupe africain A3, composé de la République démocratique du Congo, de la Somalie et du Libéria. Les trois pays ont voté en faveur de la résolution, réaffirmant leur attachement aux principes fondamentaux du droit international et à la protection de la liberté de navigation, enjeu crucial dans une région marquée par des tensions croissantes autour des routes maritimes stratégiques.

Selon les termes de la résolution adoptée, les membres du Conseil de sécurité condamnent les attaques qui ont visé des États du Golfe et la Jordanie et rappellent la nécessité de préserver la stabilité régionale ainsi que la sécurité des voies maritimes internationales. Le texte appelle également à la retenue et au respect des obligations découlant du droit international.

Le soutien apporté par les membres africains du Conseil s’inscrit dans une position constante du groupe A3, qui insiste régulièrement sur l’importance du respect de la souveraineté des États et des règles régissant l’ordre international. En votant pour cette résolution, la RDC et ses partenaires africains ont ainsi voulu souligner leur engagement en faveur d’un système multilatéral fondé sur le droit et la coopération.

L’ampleur du soutien international au texte est également illustrée par le nombre élevé de coparrains. Au total, 135 États membres des Nations unies ont soutenu la résolution, témoignant d’une mobilisation diplomatique significative face aux tensions qui agitent le Moyen-Orient.

Toutefois, la session du Conseil de sécurité ne s’est pas limitée à ce premier vote. Les membres ont également examiné un second projet de résolution portant sur la même crise régionale, mais dont le contenu et l’approche différaient sensiblement. Lors de ce scrutin, la République démocratique du Congo a choisi de s’abstenir, marquant une position de prudence dans un contexte diplomatique particulièrement sensible.

Cette abstention illustre les équilibres délicats auxquels sont confrontés les membres du Conseil de sécurité lorsqu’il s’agit de se prononcer sur des crises internationales aux implications géopolitiques complexes. En optant pour cette position, Kinshasa a manifesté sa volonté de préserver une approche équilibrée, tout en restant attachée aux principes du droit international.

La double séquence de votes du 11 mars met en lumière les divisions persistantes qui traversent le Conseil de sécurité lorsqu’il s’agit de répondre aux tensions au Moyen-Orient. Si la résolution 2817 a bénéficié d’un large soutien, les divergences autour d’autres propositions témoignent de la difficulté à dégager une réponse unanimement partagée face aux crises régionales.

Pour la RDC, membre non permanent du Conseil de sécurité, ces votes constituent également une illustration de son rôle croissant dans les débats diplomatiques internationaux. En s’exprimant au sein du groupe africain A3, Kinshasa participe activement à la formulation de positions communes sur les grandes questions de sécurité internationale.

Les séances du Conseil de sécurité consacrées à cette crise ont ainsi mis en évidence à la fois la capacité de l’ONU à mobiliser une large coalition diplomatique autour de certaines résolutions, mais aussi les limites du consensus lorsque les intérêts géopolitiques des grandes puissances entrent en jeu.

À travers la résolution 2817, la communauté internationale a néanmoins adressé un signal politique clair : les attaques menaçant la stabilité régionale et la sécurité maritime ne sauraient rester sans condamnation dans l’enceinte des Nations unies.

Infos27

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