Le gouvernement congolais renforce sa politique de promotion du contenu local dans le secteur du transport. Réuni avec les responsables de l’ARSP et de la FEC, le vice-Premier ministre Jean-Pierre Bemba a insisté sur l’application stricte de l’arrêté de 2025 accordant la priorité aux transporteurs congolais, notamment dans la chaîne logistique des minerais. Face aux défis de mise en œuvre, les parties ont convenu d’instaurer un dispositif de contrôle renforcé. Une démarche qui vise à garantir des retombées économiques concrètes pour les opérateurs nationaux.
Le gouvernement congolais entend accélérer l’application des mesures en faveur du contenu local dans le secteur du transport. Le mardi 31 mars 2026, le vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a reçu en audience le directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), Miguel Kashal Katemb, ainsi que le président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), Robert Malumba Kalombo.
Au cœur des échanges : l’application effective de l’arrêté signé en 2025, qui impose la priorité aux transporteurs congolais dans les opérations d’importation et d’exportation de marchandises par voie routière. Cette disposition concerne particulièrement la chaîne logistique des minerais, secteur stratégique pour l’économie nationale.
Selon les participants, si le cadre réglementaire est désormais bien défini, sa mise en œuvre sur le terrain reste confrontée à plusieurs défis. L’objectif de la réunion était donc de lever les obstacles identifiés et de renforcer les mécanismes d’exécution afin de garantir l’effectivité de la mesure.
L’arrêté en question prévoit explicitement que « toute personne ou entreprise souhaitant exporter ou importer des marchandises par voie routière accorde la priorité aux transporteurs congolais ». Une orientation qui s’inscrit dans la volonté des autorités de favoriser la participation des opérateurs nationaux dans les circuits économiques, en particulier dans les secteurs à forte valeur ajoutée.
Cependant, malgré cette base juridique, des difficultés persistent quant à l’application uniforme de cette disposition. Plusieurs acteurs évoquent des pratiques contournant la réglementation, ainsi qu’un manque de suivi sur certains axes stratégiques.
Face à ce constat, les parties prenantes ont convenu de la nécessité de mettre en place un dispositif de contrôle plus rigoureux. Celui-ci devra permettre de s’assurer du respect des règles en vigueur, tout en garantissant des résultats tangibles pour les transporteurs congolais.
Au cours des discussions, il a été souligné que « la mise en œuvre nécessite des mesures complémentaires afin d’en renforcer l’exécution sur le terrain ». Cette approche vise à combiner le cadre réglementaire existant avec des mécanismes opérationnels adaptés, incluant des outils de suivi et d’évaluation.
Pour le gouvernement, l’enjeu est double. Il s’agit d’une part de renforcer la souveraineté économique du pays en limitant la dépendance vis-à-vis des opérateurs étrangers, et d’autre part de stimuler le développement du secteur privé national.
La présence de la FEC à cette réunion témoigne de l’implication du secteur privé dans ce processus. En tant qu’organisation représentative des entreprises, elle joue un rôle clé dans la sensibilisation et l’accompagnement des opérateurs économiques.
De son côté, l’ARSP est appelée à assurer un rôle de régulation et de contrôle, afin de veiller au respect des dispositions relatives à la sous-traitance et à la participation des entreprises locales.
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