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Kinshasa
8 novembre, 2026 - 04:12:09
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Coopération RDC–France : la mission du MEDEF explore des investissements stratégiques à Kinshasa

À Kinshasa, la réception d’une délégation du patronat français par la Première ministre marque une nouvelle étape dans le rapprochement économique entre la RDC et la France. Portée par l’intérêt croissant d’entreprises françaises pour les secteurs clés, cette mission traduit une dynamique d’ouverture et de diversification de l’économie congolaise. Entre ambitions d’investissements et promesse de partenariats durables, les autorités congolaises affichent leur volonté de faire du pays une destination stratégique au cœur du marché africain.

La Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a reçu vendredi 24 avril à la Primature une délégation du Mouvement des entreprises de France (MEDEF), conduite par Yves Jégo. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de renforcement des relations économiques entre Kinshasa et Paris, dans un contexte marqué par un regain d’intérêt des investisseurs étrangers pour le marché congolais.

Composée de représentants de 25 entreprises françaises, actives principalement dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, de la logistique et du transport, la mission vise à explorer les opportunités d’investissement en RDC. Elle traduit une volonté partagée de bâtir des partenariats économiques durables, fondés sur des intérêts mutuels.

« L’économie française est riche. Nous comptons investir dans plusieurs secteurs. Toutes les perspectives ouvertes par le Gouvernement de la RDC peuvent permettre le rapprochement entre les entreprises françaises et congolaises. Au fond, nous recherchons une croissance commune », a déclaré Yves Jégo. Avant d’ajouter : « La RDC ouvre des opportunités gagnant-gagnant (…) c’est une nouvelle ère qui s’ouvre entre le monde économique français et celui de la RDC ».

Présent aux échanges, l’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, a confirmé cet intérêt croissant des investisseurs français. « Il y a une conviction selon laquelle, c’est maintenant qu’il faut venir en RDC, au regard des nombreux potentiels et projets mis en place par le Gouvernement », a-t-il souligné, évoquant notamment les opportunités dans les domaines de l’énergie, de la logistique et des infrastructures.

Le diplomate a également indiqué que cette mission bénéficie de l’appui de la Banque publique d’investissement, un levier financier destiné à accompagner les entreprises françaises dans leurs projets en RDC.

Du côté congolais, les autorités ont affiché leur disponibilité à accompagner ces investissements. La Première ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à faciliter les démarches des investisseurs, notamment à travers l’Agence nationale pour la promotion des investissements et les différentes structures administratives compétentes.

L’ambassadeur de la RDC en France, Emile Ngoy Kasongo, a mis en avant les signaux positifs de l’économie congolaise pour justifier cet engouement. « La croissance congolaise est au-dessus de la moyenne africaine. Nous avons longtemps été confrontés à l’inflation et à l’hyperinflation, mais aujourd’hui, nous sommes engagés sur la voie d’une économie émergente », a-t-il affirmé.

Au-delà des indicateurs macroéconomiques, la RDC mise également sur ses atouts géostratégiques pour séduire les investisse