Embouteillages chroniques, insécurité grandissante, pénurie d’eau potable, voirie dégradée : confrontée à une accumulation de crises urbaines, Kinshasa pousse le Gouvernement central à accélérer les réponses concrètes. Réunis autour de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, les députés nationaux élus de la capitale ont dressé un diagnostic sévère de la situation et plaidé pour une coordination plus étroite entre l’exécutif et les représentants du peuple. Face aux critiques, la cheffe du Gouvernement a défendu les chantiers en cours et promis une intensification des actions pour améliorer durablement les conditions de vie des Kinois.
La dégradation des conditions de vie dans la capitale congolaise s’impose désormais comme l’un des principaux défis politiques et sociaux du Gouvernement central. Mardi 19 mai, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a reçu à son cabinet le caucus des députés nationaux élus de Kinshasa pour une réunion consacrée aux difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontés les habitants de la mégapole.
Pendant plusieurs heures, les échanges ont porté sur les problèmes récurrents qui paralysent la ville : embouteillages, criminalité urbaine, insuffisance de la desserte en eau potable, coupures d’électricité et dégradation avancée des infrastructures routières. Les élus ont remis à la cheffe du Gouvernement un cahier des charges détaillant les priorités de la population ainsi que plusieurs pistes de solutions.
Selon les députés, la situation actuelle trouve son origine dans des décennies de retard en matière de planification urbaine et d’investissements publics. L’explosion démographique de Kinshasa n’aurait jamais été accompagnée d’une modernisation suffisante des infrastructures de base.
Malgré ce constat sévère, les élus ont reconnu certains efforts engagés par le Gouvernement Suminwa, notamment dans les secteurs des infrastructures et de l’accès aux services sociaux essentiels.
L’insécurité au centre des préoccupations
Parmi les sujets abordés, la question sécuritaire a occupé une place centrale. Les députés ont insisté sur la montée du phénomène « kuluna » ainsi que sur la multiplication des attaques à mains armées dans plusieurs communes de la capitale.
« Parmi ces points, nous nous sommes beaucoup plus attelés sur l’insécurité qui sévit dans la ville. Il y a le terrorisme urbain que nous appelons communément le kuluna, ainsi que les attaques à mains armées qui sont devenues récurrentes depuis un temps », a déclaré Raphaël Kibuka, président du caucus des députés nationaux de Kinshasa.
L’élu affirme que la Première ministre a rassuré les députés de son implication personnelle dans le suivi des réponses sécuritaires.
« La Première ministre, sur toutes ces questions, nous a rassurés de son implication personnelle et celle de ses ministres qui sont dans différents secteurs qui vont devoir s’employer pour que les Kinois revivent comme par le passé », a-t-il ajouté.
Face à cette montée de la criminalité urbaine, le Gouvernement mise notamment sur la mise en place d’un nouveau corps de police actuellement en formation afin de renforcer les capacités opérationnelles dans la capitale.
Routes, eau potable et mobilité : les chantiers mis en avant
Au cours de la réunion, Judith Suminwa Tuluka a également présenté les principaux projets enga

