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1 novembre, 2026 - 18:06:46
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AFDC : les manœuvres de l’ombre contre Bahati Lukwebo se poursuivent

Les manœuvres de l’ombre contre Bahati Lukwebo se poursuivent. Influences, jeux masqués et tentatives de recomposition politique : certains acteurs semblent multiplier les stratégies pour fragiliser le président de l’AFDC, tout en espérant préserver l’apparence d’une opération discrète. Mais dans les coulisses de cette bataille, les plans finissent par laisser des traces. Le rendez-vous du 9 septembre entre plus de quinze communicateurs, organisé dans un hôtel de Kinshasa, en constitue un nouvel épisode. Selon des sources proches du dossier, ces communicants auraient été réunis pour structurer une offensive médiatique contre la direction du parti et promouvoir le récit d’une crise interne. Les mêmes sources évoquent des paiements de 2 000 dollars et la promesse d’un revenu mensuel de 1 500 dollars. Des allégations qui révéleraient une entreprise organisée de déstabilisation politique. Dans le camp de Bahati Lukwebo, cette séquence est perçue comme une nouvelle tentative de fragilisation d’une formation dont le président assure qu’elle ne traverse aucune crise.

Une offensive politique et médiatique se dessine autour de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC), dirigée par le professeur Modeste Bahati Lukwebo. Selon des sources proches du dossier, des acteurs seraient à l’œuvre pour fragiliser le parti et favoriser l’émergence d’une structure parallèle.

Parmi les noms cités figure celui d’Otto Bahizi Clovis. Une démarche qui traduirait une volonté de déplacer la bataille politique sur le terrain de la communication et de la perception publique.

Le rendez-vous des communicateurs

Le 9 septembre, plus de quinze communicateurs auraient été réunis dans un hôtel de Kinshasa. Selon les mêmes sources, chacun aurait reçu 2 000 dollars américains, avec la promesse d’une rémunération mensuelle de 1 500 dollars pendant la campagne. Des orientations leur auraient également été données afin de multiplier les interventions médiatiques mettant en cause la direction de l’AFDC et d’entretenir l’idée d’une crise au sein du parti.

Selon les proches de Bahati Lukwebo, le jeu des frondeurs prend désormais les contours d’une opération de communication destinée à installer progressivement le doute sur la légitimité de la direction du parti. L’enjeu serait moins de provoquer une rupture ouverte que de créer, dans l’opinion, l’impression qu’une contestation interne suffisamment importante justifierait une recomposition de l’AFDC.

Cette stratégie intervient dans un contexte où plusieurs anciens cadres de l’AFDC ont, par le passé, choisi de créer leurs propres formations après leur séparation avec Bahati Lukwebo. Un précédent qui pourrait, dans la logique des frondeurs, ouvrir la voie à une nouvelle aventure politique plutôt qu’à une contestation sans issue au sein d’une formation dont l’identité demeure fortement associée à son initiateur. À l’instar de l’UDPS d’Étienne Tshisekedi, du PALU d’Antoine Gizenga ou encore du MPR de Mobutu Sese Seko, l’AFDC reste en effet intimement liée à la figure de Modeste Bahati Lukwebo. Dès lors, ceux qui entendent poursuivre leur propre trajectoire politique pourraient être appelés à créer leur propre formation plutôt que de chercher à s’imposer à la tête d’un parti dont le leadership et l’identité politique sont historiquement incarnés par son fondateur.

Bahati Lukwebo maintient sa ligne

Face à cette agitation, Bahati Lukwebo rejette catégoriquement l’idée d’une crise interne. Son retour à Kinshasa, marqué par la présence de députés, sénateurs, cadres et militants de l’AFDC, a été une démonstration de cohésion. Le président du parti s’est ensuite rendu à Singapour pour participer à une conférence internationale des partis politiques.

Il récuse surtout le récit d’un parti en voie d’implosion. « Ceux qui pensent qu’il y a crise au sein de l’AFDC se trompent. Il y a seulement instrumentalisation des esprits faibles pour écrouler l’édifice AFDC. Je me battrai jusqu’à mon dernier souffle pour mon parti », affirme-t-il.

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