À Genève, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a présenté la transformation numérique des procédures commerciales comme un levier de transparence et de lutte contre la corruption en RDC. Au Forum public 2026 de l’OMC, il a notamment mis en avant la dématérialisation des marchés publics, des formalités d’importation et d’exportation, ainsi que le nouveau Portail d’informations commerciales.
La République démocratique du Congo mise sur le numérique pour rendre ses échanges commerciaux plus transparents et réduire les espaces favorables à la corruption. Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a défendu cette orientation jeudi 17 septembre 2026 à Genève, lors d’une table ronde de haut niveau consacrée au thème « De l’accès au numérique aux possibilités économiques », organisée dans le cadre du Forum public 2026 de l’Organisation mondiale du commerce.
Devant les participants, le ministre a présenté les réformes engagées par Kinshasa dans la transformation numérique de l’administration comme un outil destiné à simplifier les démarches des opérateurs économiques et à améliorer la transparence des procédures.
Le numérique au service de la transparence
La RDC, qui s’est dotée d’un Code du numérique en 2023, dispose aujourd’hui d’un taux d’accès à internet estimé à 34 %, tandis que 67 % de la population a accès au téléphone, selon les données citées par le ministre et attribuées au ministère de l’Économie numérique.
Dans le domaine commercial, 93 documents sur les 98 prévus ont déjà été dématérialisés. Cette évolution concerne notamment la transmission électronique des données entre le système informatique du Guichet unique intégral du commerce extérieur, One Stop, et celui de la Direction générale des douanes et accises, Sydonia World.
Pour Julien Paluku, cette interconnexion constitue un gain concret pour les opérateurs économiques. La numérisation permet notamment de réduire les délais et les coûts liés aux formalités d’importation et d’exportation des marchandises, tout en limitant les interventions administratives susceptibles de ralentir les opérations.
Un portail pour faciliter l’accès à l’information
Le ministre a également mis en avant le lancement du Portail d’informations commerciales, présenté comme un instrument supplémentaire de transparence et de facilitation des échanges. La plateforme doit notamment permettre de rendre accessibles les lois et les accords commerciaux conclus par la RDC.
Le dispositif poursuit également un objectif de simplification des procédures administratives et douanières et d’alignement sur les engagements internationaux du pays, notamment ceux découlant de l’Accord sur la facilitation des échanges de l’OMC.
À travers cette plateforme, le gouvernement entend ainsi réduire les obstacles bureaucratiques auxquels peuvent être confrontés les investisseurs et les opérateurs économiques. La diminution des démarches physiques doit également contribuer à économiser du temps et des ressources dans les opérations commerciales.
Les minerais critiques au cœur d’un autre échange
Après cette table ronde consacrée au numérique et aux opportunités économiques, Julien Paluku, accompagné d’experts de

