La République démocratique du Congo renforce sa place dans la gouvernance mondiale du cacao. À Abidjan, la 114e session ordinaire de l’Organisation internationale du cacao a consacré la RDC à la vice-présidence du Comité économique. Une responsabilité qui intervient alors que le nouvel Accord international sur le cacao doit entrer en vigueur le 1er octobre, avec des enjeux liés aux producteurs, aux marchés et à la durabilité.
La République démocratique du Congo veut désormais peser davantage dans les décisions qui structurent le marché mondial du cacao. Réunie à Abidjan, en Côte d’Ivoire, la 114e session ordinaire de l’Organisation internationale du cacao (ICCO) s’est achevée vendredi 18 septembre avec une double décision concernant la RDC : son accession à la vice-présidence du Comité économique et l’entrée en vigueur, le 1er octobre prochain, du nouvel Accord international sur le cacao.
Cette évolution renforce la présence de Kinshasa au sein de l’organisation chargée de favoriser la coopération entre les pays producteurs et consommateurs de cacao. Elle intervient également dans un contexte où les questions liées aux prix, à la durabilité de la production et à la valorisation de la chaîne cacaoyère occupent une place croissante dans les discussions internationales.
Une responsabilité au sein du Comité économique
La vice-présidence confiée à la RDC place le pays au cœur des échanges consacrés aux grandes évolutions de l’économie cacaoyère. Le Comité économique s’intéresse notamment aux données du marché, à la production, à la consommation, aux prix et aux perspectives de la filière.
Pour le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, cette responsabilité traduit la montée en puissance de la participation congolaise dans les instances internationales. Saluant les décisions prises à Abidjan, il a déclaré, au nom du gouvernement : « Plus rien ne se fera sans la participation de la RDC », inscrivant cette dynamique dans les orientations du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Au-delà de la reconnaissance institutionnelle, cette position ouvre surtout à la RDC un espace supplémentaire pour faire entendre ses intérêts dans les discussions relatives au cacao et à l’évolution des marchés internationaux.
Le nouvel accord met les producteurs au centre
L’autre décision majeure concerne le nouvel Accord international sur le cacao, dont l’entrée en vigueur est prévue le 1er octobre. Le texte accorde une place importante à la durabilité économique et environnementale de la filière, avec une attention particulière portée aux producteurs.
Il prévoit notamment de renforcer l’appui aux producteurs locaux, de favoriser la transformation du cacao dans les pays d’origine, d’améliorer la transparence des marchés et des prix et de renforcer la traçabilité. La lutte contre la déforestation figure également parmi les priorités liées à la durabilité de la production.
Pour la RDC, qui dispose d’un potentiel cacaoyer encore largement à valoriser, ces orientations présentent un intérêt particulier. L’enjeu est désormais de transformer sa nouvelle position au sein de l’ICCO en leviers concrets pour améliorer la compétitivité de sa filière, accroître la valeur ajoutée créée localement et renforcer les revenus des producteurs.
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