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Kinshasa
19 septembre, 2026 - 19:07:41
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1 an du gouvernement Suminwa 2 : pêche et élevage, la souveraineté alimentaire comme cap

Un an après le début de l’action du Gouvernement Judith Suminwa Tuluka, le ministre de la Pêche et de l’Élevage, Jean-Pierre Tshimanga Bwana, a mis en relief plusieurs avancées destinées à renforcer la souveraineté alimentaire de la République démocratique du Congo. Décentralisation des appuis, lutte contre la pêche illicite, développement de la pisciculture et réforme du cadre juridique figurent parmi les principales mesures présentées.

La réduction de la dépendance aux importations de poissons constitue l’un des axes mis en avant par Jean-Pierre Tshimanga Bwana dans le cadre de l’exercice de redevabilité du Gouvernement. L’action menée sous la direction de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka s’inscrit, selon lui, dans la vision du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo visant à accroître la production nationale, créer des emplois et améliorer les revenus des communautés rurales.

« Nous avons travaillé pour augmenter la production halieutique, améliorer les conditions de vie de nos concitoyens, créer des emplois et renforcer l’aide apportée aux communautés de pêcheurs », a déclaré le ministre.

Des appuis désormais décentralisés

Parmi les réformes engagées figure la décentralisation de l’accompagnement public des pêcheurs. Jusqu’alors concentré à Kinshasa, l’appui de l’État a été étendu aux provinces, avec la distribution de matériels de pêche et l’organisation des pêcheurs et des mareyeuses en unions et communautés. Leur identification doit également permettre un meilleur encadrement des bénéficiaires et une gouvernance plus efficace du secteur.

Cette politique s’accompagne d’un renforcement de la lutte contre les pratiques destructrices des ressources aquatiques. « La pêche illicite, c’est la pêche qui tue la pêche », a martelé Jean-Pierre Tshimanga Bwana, dénonçant notamment l’usage de moustiquaires et de produits toxiques qui fragilisent les écosystèmes et menacent le renouvellement des espèces.

Un cadre juridique et technique renforcé

Pour combattre ces pratiques, les communautés sont sensibilisées au respect des calendriers de pêche et des règles en vigueur. La remise des équipements est également liée à l’observation des bonnes pratiques.

Sur le plan institutionnel, le ministre cite la contractualisation avec l’Office national de la pêche et de la conchyliculture du Maroc, destinée à apporter une expertise technique au secteur. Il met aussi en avant l’adoption de la loi sur la pêche et l’aquaculture, présentée comme un nouvel instrument pour mieux organiser et développer la filière.

La pisciculture constitue un autre levier. L’État accompagne les producteurs et travaille à leur identification et leur enregistrement, en collaboration avec les ministères du Budget et des Finances, afin d’améliorer le suivi des appuis publics et d’accroître la production nationale.

Relancer les capacités de production

Concernant les bateaux de pêche, Jean-Pierre Tshimanga Bwana précise avoir hérité d’un projet engagé avant son arrivée au ministère, avec des commandes passées en Espagne et en Égypte. Des discussions sont en cours avec le partenaire pour relancer le projet sur des bases techniques et financières adaptées aux différentes zones de pêche.

« Nous devons travailler ensemble pour produire suffisamment afin de nourrir les Congolais et réduire notre dépendance aux importations de poissons », a-t-il soutenu.

Le ministre mise enfin sur la coordination avec l’Agriculture et le Développement rural pour développer les bassins de production, améliorer les infrastructures de desserte et consolider les chaînes de valeur agroalimentaires. Avec l’appui de partenaires, dont la Banque mondiale, cette approche entend inscrire la pêche, l’élevage et la pisciculture au cœur de la stratégie de sécurité alimentaire et de développement rural.

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