La disparition de Miguel Masaisai suscite une vive émotion en République démocratique du Congo et au-delà de ses frontières. Engagé dans l’initiative « Pedals for Peace », le jeune Congolais voulait relier Goma à Rabat à vélo pour porter un message de paix. L’ambassade du Maroc en RDC, a salué son engagement patriotique, interrompu tragiquement entre le Congo-Brazzaville et le Cameroun.
La disparition de Miguel Masaisai a suscité une vague d’hommages, à la mesure du symbole que représentait son initiative « Pedals for Peace ». Le jeune Congolais avait entrepris un long périple à vélo avec une ambition précise : porter au-delà des frontières de la République démocratique du Congo un message de paix, d’unité et de solidarité, jusqu’à Rabat, au Maroc.
L’émotion a notamment traversé les milieux diplomatiques. Dans un message particulièrement empreint de compassion, l’ambassade du Maroc en République démocratique du Congo a rendu hommage au jeune cycliste, dont le projet devait s’achever dans le Royaume chérifien.
« Miguel Masaisai, RIP. Que Dieu Ait son âme en Sa Sainte Miséricorde. Pedals for Peace vient de perdre un leader qui comptait accomplir un périple de Goma à Rabat au Maroc pour la paix », a écrit la représentation diplomatique marocaine. Elle a ajouté : « En cette journée internationale de la paix, nous présentons nos sincères condoléances. »
Une initiative porteuse d’espoir
À travers son parcours, Miguel Masaisai voulait faire du vélo un moyen de sensibilisation et un vecteur de paix. Parti de Goma, dans l’Est de la RDC, il avait déjà traversé le territoire national et envisageait de poursuivre son itinéraire à travers plusieurs pays africains avant de rejoindre le Maroc.
Son ambition ne se limitait pas à la performance sportive. Selon le ministre des Sports, Didier Budimbu, Miguel s’était engagé dans « une noble et patriotique mission » destinée à porter « un message fort de paix, d’unité et de solidarité envers nos populations meurtries de l’Est ».
L’hommage de l’ambassade du Maroc confère à cette disparition une dimension particulière. Le pays qui constituait l’ultime étape de son périple a ainsi été parmi ceux qui ont salué son engagement, au moment même où le monde célébrait la Journée internationale de la paix.
Miguel Masaisai n’aura pas atteint Rabat. Mais son initiative aura déjà parcouru une distance plus difficile à mesurer : celle qui relie la volonté d’un jeune homme à l’aspiration de tout un peuple à la paix.
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