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Kinshasa
24 septembre, 2026 - 21:04:27
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Désarmement : une vingtaine d’États africains s’engagent contre le recrutement des enfants soldats

Le continent africain veut renforcer sa propre réponse au recrutement des enfants dans les conflits armés. Une vingtaine d’États africains ont engagé, mercredi à New York, la signature de la Convention africaine sur le désarmement, la démobilisation et la réintégration des enfants associés aux groupes armés. Présidée par le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, la cérémonie s’est déroulée au siège de la Mission permanente du Royaume du Maroc auprès des Nations unies, en marge de la 81e session de l’Assemblée générale. Présenté comme le premier instrument conventionnel africain dédié à cette problématique, le texte établit un cadre de coopération entre États pour prévenir le recrutement et l’exploitation des mineurs, renforcer les échanges d’expériences et assurer leur réintégration durable. Pour Nasser Bourita, cette démarche illustre « la force de l’action collective africaine » et la capacité du continent à élaborer ses propres normes. Issue de la Conférence ministérielle de Rabat du 20 novembre 2025 et de la Déclaration de Rabat, la Convention entend désormais inscrire la protection de l’enfance au cœur des politiques africaines de paix et de sécurité.

Une vingtaine d’États africains ont entamé, mercredi à New York, la signature de la Convention africaine consacrée au désarmement, à la démobilisation et à la réintégration des enfants associés aux groupes armés, marquant une nouvelle étape dans l’élaboration d’une réponse continentale au recrutement et à l’exploitation des mineurs dans les conflits.

La cérémonie s’est tenue au siège de la Mission permanente du Royaume du Maroc auprès des Nations unies, en marge de la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Elle a été présidée par le ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

Pour le chef de la diplomatie marocaine, l’adoption de cet instrument traduit la volonté des États africains de développer leurs propres mécanismes face aux défis sécuritaires et humanitaires du continent. Il a présenté la Convention comme une expression de « la force de l’action collective africaine », estimant qu’elle permet à l’Afrique de contribuer elle-même à l’élaboration de normes adaptées à ses réalités.

Un cadre africain de coopération

La Convention constitue le premier instrument conventionnel africain prévoyant une coopération régionale spécifiquement consacrée à la prévention du recrutement des enfants par les groupes armés et à leur prise en charge dans les processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration.

Son objectif est notamment de permettre aux États de renforcer leur coopération, d’échanger leurs expériences et de partager les pratiques développées dans la prévention du recrutement et de l’utilisation des enfants dans les conflits armés. L’accent est également mis sur leur réintégration durable au sein de leurs communautés.

L’élaboration du texte s’est appuyée sur un processus présenté comme inclusif, associant gouvernements africains, experts, praticiens des opérations de DDR ainsi que différentes parties prenantes. Cette démarche vise à renforcer les capacités nationales et régionales et à favoriser des réponses conçues à partir des réalités propres au continent.

De Ra