77.38 F
Kinshasa
11 octobre, 2026 - 02:03:48
Image default
CoopérationDiplomatieFlash InfosLa unePolitique

Conseil de sécurité : Kinshasa réclame la suspension des contingents rwandais des opérations de paix de l’ONU

Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, la République démocratique du Congo a renouvelé sa demande de suspension de toute nouvelle participation, tout déploiement ou toute rotation de contingents rwandais au sein des opérations de paix de l’ONU, jusqu’au retrait vérifié des forces rwandaises du territoire congolais. Présentant la position de Kinshasa lors de la 10232e séance du Conseil, l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay a dénoncé la persistance de l’insécurité dans l’Est, les violations du cessez-le-feu et ce qu’il considère comme le non-respect par Kigali de ses obligations internationales. Il a également plaidé pour un renforcement du mandat de la MONUSCO, notamment dans la protection des civils et le suivi du désarmement des FDLR, tout en réaffirmant l’engagement de la RDC dans les processus de Doha et de Washington.

La République démocratique du Congo a durci son plaidoyer devant le Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays. À la 10232e séance consacrée à la RDC, l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay a demandé que les engagements contenus dans les résolutions du Conseil soient appliqués par toutes les parties, en particulier ceux relatifs au retrait des forces rwandaises du territoire congolais.

« La résolution 2773 est pourtant sans équivoque », a déclaré le diplomate, rappelant que le M23 doit cesser les hostilités et se retirer des zones sous son contrôle, tandis que les forces rwandaises doivent cesser leur soutien au mouvement et quitter la RDC.

Selon Kinshasa, ces obligations restent largement inexécutées. La RDC a dès lors réitéré sa demande de suspension de toute nouvelle participation, de tout déploiement ou de toute rotation de contingents rwandais dans les opérations de paix des Nations unies, jusqu’au retrait vérifié de leurs forces.

« Le Conseil ne peut tolérer, dans ses opérations de maintien de la paix, des membres qui agissent simultanément en pompiers et en pyromanes », a lancé Zénon Mukongo Ngay, estimant que cette situation met en jeu l’autorité du Conseil et la crédibilité de ses décisions.

Pinga et le processus de désarmement

L’ambassadeur congolais a également évoqué la frappe de drone du 28 septembre à Pinga, attribuée par Kinshasa aux Forces de défense rwandaises. Selon son exposé, cette attaque a fait cinq morts et huit blessés graves. La RDC demande une vérification par les mécanismes compétents, notamment le mécanisme conjoint de vérification élargie, avec l’appui de la MONUSCO.

Sur le dossier des FDLR, Kinshasa affirme avoir engagé des mesures concrètes dans le cadre du processus de Washington. Un protocole de désarmement, de démobilisation et de cantonnement a été signé le 30 mai 2026. Plusieurs groupes ont ensuite adhéré à cette démarche, selon l’ambassadeur.

La RDC demande au Conseil et à la MONUSCO de soutenir ce processus et d’accompagner sa mise en œuvre.

La MONUSCO appelée à