La coopération entre la République démocratique du Congo et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture prend une nouvelle dimension. La ministre d’État Thérèse Kayikwamba Wagner a reçu mercredi à Kinshasa le nouveau représentant de la FAO en RDC, Ibrahim Abdel Nasser. Leur rencontre a été marquée par la signature du Cadre de programmation pays 2025-2029, consacré aux priorités agricoles et alimentaires du pays.
La République démocratique du Congo et la FAO renforcent leur partenariat autour de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et du développement durable. Cette dynamique s’est matérialisée mercredi 7 octobre 2026 à Kinshasa, à l’occasion d’une audience accordée par la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Coopération internationale, Francophonie et Diaspora congolaise, Thérèse Kayikwamba Wagner, au nouveau représentant de la FAO en RDC, Ibrahim Abdel Nasser.
Venu présenter ses lettres de cabinet à la cheffe de la diplomatie congolaise, le nouveau responsable de la FAO a également participé à la signature du Cadre de programmation pays (CPP) 2025-2029 entre la RDC et l’organisation onusienne.
Cet instrument doit servir de référence à la coopération entre les deux parties au cours des prochaines années. Il est présenté comme un cadre destiné à mieux aligner les interventions de la FAO sur les priorités définies par le Gouvernement congolais.
L’agriculture au cœur des priorités
Le CPP 2025-2029 accorde une place centrale aux secteurs agricole et alimentaire, dans un pays disposant d’importantes potentialités en terres arables et en ressources naturelles. La coopération doit notamment contribuer au développement d’une agriculture plus productive et durable, tout en renforçant les capacités nationales dans le domaine de la sécurité alimentaire.
L’accord vise également à favoriser la mobilisation de ressources supplémentaires en faveur des projets identifiés comme prioritaires. Cette approche doit permettre de transformer les engagements de coopération en programmes et réalisations concrètes au bénéfice des populations.
Pour la RDC, l’enjeu est aussi de mieux valoriser son potentiel agricole et de réduire progressivement la dépendance aux importations alimentaires. La coopération avec la FAO s’inscrit ainsi dans une perspective de développement durable fondée sur la transformation des ressources nationales.
La « revanche du sol sur le sous-sol »
Le nouveau cadre de programmation s’aligne sur la vision portée par les autorités congolaises autour de la « revanche du sol sur le sous-sol ». Cette orientation entend placer davantage l’agriculture au centre de la stratégie de développement économique du pays.
Dans cette perspective, le partenariat avec la FAO doit accompagner les efforts visant à accroître la production agricole, améliorer la sécurité alimentaire et soutenir les initiatives favorisant un développement durable.
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