Réunis à Beni, les chefs coutumiers du Nord-Kivu ont condamné lundi 19 octobre la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), par l’ancien président Joseph Kabila Kabange. Dans un communiqué, ils appellent la population à rejeter toute initiative susceptible de déstabiliser le pays, tout en réaffirmant leur soutien aux institutions et aux forces de défense et de sécurité. Ils plaident également pour la tenue urgente du dialogue national et sollicitent l’appui de la communauté internationale à une issue pacifique à la crise congolaise.
Les chefs coutumiers du Nord-Kivu ont exprimé leur opposition à la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), attribuée à l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila Kabange. Réunis à Beni, lundi 19 octobre, à l’invitation de l’autorité provinciale, ils ont appelé la population à se désolidariser de toute initiative qu’ils jugent susceptible de compromettre la stabilité du pays.
Dans un communiqué publié à l’issue de leur rencontre, ces autorités traditionnelles ont fermement condamné cette initiative politique et exhorté les habitants à soutenir les institutions légalement établies ainsi que les forces de défense et de sécurité.
« Condamnons avec fermeté la création du Front pour la refondation de la nation initiée par l’ancien président de la République, Monsieur Joseph Kabila Kabange », ont déclaré les chefs coutumiers dans leur communiqué.
Ils ont également invité la population à « se désolidariser de cette énième tentative de déstabilisation du pays », appelant ainsi à la vigilance face aux initiatives qu’ils estiment susceptibles de fragiliser la cohésion nationale.
En appelant les habitants à soutenir les institutions et les forces de défense et de sécurité, les chefs coutumiers entendent réaffirmer leur attachement à la préservation de l’ordre institutionnel et à la stabilité nationale.
Le dialogue national présenté comme une urgence
Au-delà de leur condamnation du FRN, les autorités traditionnelles du Nord-Kivu ont plaidé pour l’ouverture rapide d’un dialogue national, qu’elles considèrent comme une voie à privilégier pour rechercher une issue à la crise congolaise.
Elles réclament ainsi « la tenue urgente du dialogue national initié par le chef de l’État », soulignant la nécessité de privilégier les mécanismes de concertation pour répondre aux défis auxquels le pays est confronté.
Les chefs coutumiers ont, par ailleurs, lancé un appel à la communauté internationale afin qu’elle soutienne les efforts visant à parvenir à une résolution pacifique de la crise en République démocratique du Congo.
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