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Kinshasa
27 octobre, 2026 - 18:09:52
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Tribune de Jean-Aimé Mbiya Bondo | RDC : 2026 n’est pas 1997, face au risque de démembrement, la nation doit se réveiller

La République démocratique du Congo traverse une épreuve qui dépasse les rivalités politiques ordinaires. Les propos fermes attribués au président Félix-Antoine Tshisekedi, lors de sa rencontre avec les députés nationaux et sénateurs de l’Union sacrée, relancent le débat sur le rôle de l’ancien président Joseph Kabila dans la crise sécuritaire qui frappe le pays et sur la responsabilité des acteurs politiques qui s’associent à des mouvements politico-militaires opérant dans l’Est.

Au-delà des déclarations, une question fondamentale s’impose : jusqu’où peut-on pousser la conquête du pouvoir sans compromettre la souveraineté nationale ?

Joseph Kabila et les responsabilités de l’histoire

L’engagement politique de Joseph Kabila aux côtés d’une coalition issue de l’AFC/M23 soulève de graves interrogations, compte tenu du contexte d’agression extérieure dénoncé par les autorités congolaises. Après avoir dirigé le pays pendant dix-huit ans, l’ancien président ne peut ignorer les conséquences d’une déstabilisation des institutions et d’une remise en cause de l’autorité de l’État sur une partie du territoire.

La contestation du pouvoir est légitime en démocratie. En revanche, toute démarche susceptible de favoriser une entreprise politico-militaire doit être examinée avec rigueur, particulièrement lorsque la sécurité des populations et l’intégrité territoriale sont en jeu.

Les responsabilités de Joseph Kabila, de Corneille Nangaa et de tout autre acteur impliqué dans cette crise doivent être prises au sérieux et faire l’objet d’investigations crédibles. Les accusations de trahison nationale ne sauraient être prononcées à la légère : elles exigent des preuves et, le cas échéant, des procédures judiciaires conformes à la loi. Mais la gravité des enjeux interdit également toute complaisance politique.

Un ancien chef de l’État devrait être le premier à mesurer le prix de la fragmentation nationale. L’histoire retiendra non seulement les fonctions exercées, mais surtout les choix posés lorsque la République était en danger.

Les Congolais de 2026 ne sont plus ceux de 1997

Il faut le dire avec force : les Congolais de 2026 ne sont pas ceux de 1997. À l’époque, une partie de la population avait accompagné, avec espoir et parfois sans en mesurer toutes les conséquences, l’avancée de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL). Les promesses de changement et la volonté de mettre fin à l’ancien régime avaient nourri de grandes attentes.

L’expérience historique a toutefois démontré que la chute d