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Kinshasa
28 octobre, 2026 - 20:15:22
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Soutien au M23 : Washington frappe au cœur du dispositif militaire et financier rwandais

Les États-Unis durcissent la pression sur Kigali en sanctionnant le ministère rwandais de la Défense et Zigama Credit and Savings Society, accusés de soutenir militairement et financièrement le Mouvement du 23 mars (M23) et l’Alliance du fleuve Congo (AFC). Annoncée mercredi par le Département américain du Trésor, cette décision vise directement les structures que Washington tient pour responsables de l’appui logistique, de l’approvisionnement militaire et des circuits financiers liés à la rébellion dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). « Le Rwanda doit cesser son soutien au M23 et retirer ses troupes de l’est de la RDC », a déclaré le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, en invoquant les engagements des Accords de Washington pour la paix et la prospérité. Au-delà du gel des avoirs relevant de la juridiction américaine, ces sanctions ciblent les mécanismes de soutien à un mouvement armé accusé de graves violations des droits humains, d’exploitation des civils et de contrôle des ressources minières dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Le ministère rwandais de la Défense et Zigama Credit and Savings Society figurent désormais parmi les entités sanctionnées par les États-Unis pour leur rôle dans le soutien au M23 et à sa branche politique, l’Alliance du fleuve Congo (AFC), selon une annonce de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), relevant du Département américain du Trésor.

« Aujourd’hui, les États-Unis tiennent la promesse du président Trump de tenir le Rwanda responsable de ses engagements dans le cadre des Accords de Washington pour la paix et la prospérité », a déclaré le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, avant d’exiger de Kigali la cessation de son soutien au M23 et le retrait de ses troupes de l’est de la RDC.

Cette décision vise, selon Washington, les structures militaires et financières qui contribuent à maintenir les capacités opérationnelles du mouvement armé dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Elle intervient dans un contexte de poursuite du conflit dans l’est congolais, où le M23 contrôle des centres urbains et des zones riches en ressources minières.

Le ministère de la Défense accusé d’appuyer les opérations du M23

Le Trésor américain présente le ministère rwandais de la Défense comme l’autorité de tutelle des services de sécurité du pays, dont les Forces de défense rwandaises (FDR). Selon les autorités américaines, ces forces ont déployé des milliers de soldats en territoire congolais et conduisent des opérations aux côtés du M23.

Washington leur attribue également la fourniture d’équipements militaires, de moyens logistiques et de formations au mouvement rebelle. Les FDR ont, en outre, introduit des armes avancées sur le théâtre des opérations, notamment des systèmes de missiles sol-air et des dispositifs de brouillage, qui présentent des risques pour l’aviation civile dans la région.

Le Département américain du Trésor accuse le M23 de commettre des exécutions extrajudiciaires, des détentions illégales et des actes de torture dans les zones sous son contrôle. Début 2025, le mouvement s’est emparé de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, puis de Bukavu, capitale du Sud-Kivu, consolidant son emprise sur des territoires stratégiques de l’est de la RDC.

Les ressources minières au cœur des accusations

Les sanctions américaines mettent également en lumière les circuits d’exploitation et de commercialisation des minerais dans les territoires contrôlés par le M23. Washington cite notamment les sites aurifÃ