Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (GCI) prend position contre le recours à la violence dans la conquête du pouvoir en République démocratique du Congo (RDC). Dans une déclaration conjointe, mercredi, cette organisation condamne explicitement l’orientation défendue par le Front pour la refondation de la nation (FRN) de Joseph Kabila, plaide pour un dialogue intercongolais inclusif et exige le respect de la Constitution, des engagements de paix et de l’intégrité territoriale congolaise.
Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (GCI) a clairement désapprouvé le recours à la violence comme moyen de conquête des objectifs politiques en République démocratique du Congo (RDC). Dans une déclaration conjointe publiée mercredi, cette organisation a directement visé le Front pour la refondation de la nation (FRN), récemment créé, tout en plaidant pour une solution politique fondée sur le dialogue et le respect de l’ordre constitutionnel.
« Le GCI rejette catégoriquement la poursuite d’objectifs politiques par le recours à la violence, comme le prône le FRN (Front pour la Refondation de la Nation), récemment créé », indique le document. Cette prise de position engage notamment l’Allemagne, la Belgique, le Canada, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’Union européenne.
La Constitution et le dialogue comme principes
Au-delà de cette condamnation, le Groupe réaffirme son attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la RDC. Il appelle l’ensemble des acteurs politiques au respect de l’État de droit et de la Constitution, tout en soulignant la nécessité d’un dialogue intercongolais pacifique et inclusif, associant les principales parties prenantes nationales.
Pour le GCI, les différends politiques ne peuvent trouver leur issue dans l’affrontement armé. « Les divergences politiques et les revendications ne peuvent être résolues par des moyens militaires », rappelle-t-il, en insistant également sur la protection des libertés fondamentales et la possibilité pour les partis politiques et les organisations de la société civile d’exercer leurs activités.
Sur le front sécuritaire, le Groupe exprime sa profonde préoccupation face à la persistance des combats dans l’est du pays et aux conséquences sur les populations civiles. Il exhorte les parties au conflit à honorer leurs engagements souscrits à Doha, le 19 juillet 2025, particulièrement celui relatif au cessez-le-feu. Il alerte également sur les risques liés à l’utilisation croissante des drones et exige la protection des civils et des travailleurs humanitaires.
Concernant la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, le GCI rappelle les exigences adressées aux Forces de défense rwandaises : mettre fin à leur soutien au M23-AFC, retirer immédiatement et sans condition leurs troupes du territoire congolais et démanteler les administrations parallèles illégitimes.
Le volet humanitaire au cœur des préoccupations
Le Groupe encourage

