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Kinshasa
6 novembre, 2026 - 17:05:30
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Luanda | Intégration monétaire dans la SADC : André Wameso positionne la RDC en leader régional

À Luanda, où se tient la 63ᵉ réunion du Comité des gouverneurs des banques centrales de la SADC, le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso, porte les ambitions de la République démocratique du Congo dans la construction de l’intégration monétaire et financière de l’Afrique australe. De la stabilité macroéconomique à la modernisation des systèmes de paiement, en passant par la discipline budgétaire des États, le patron de la BCC défend une vision qui entend placer Kinshasa au cœur des orientations stratégiques régionales pour la période 2026-2031.

Les équilibres financiers de l’Afrique australe se sont dessinés à Luanda, où les autorités monétaires de la sous-région se sont retrouvées autour d’un agenda déterminant pour l’avenir de leur coopération. À l’occasion de la 63ᵉ réunion du Comité des gouverneurs des banques centrales de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), accueillie par la Banque nationale d’Angola, le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso, a pris une part active aux discussions. Au-delà du bilan des réformes engagées, cette rencontre statutaire a constitué un rendez-vous stratégique pour arrêter les orientations politiques et financières de la feuille de route 2026-2031. Dans un environnement international marqué par la multiplication des crises économiques et financières, la RDC a fait valoir ses ambitions et défendu une approche plus exigeante de l’intégration monétaire régionale.

Stabilité, cybersécurité et paiements : les trois priorités de Luanda

Les travaux de cette 63ᵉ session se sont concentrés sur trois chantiers majeurs, au cœur de la transformation de l’espace financier de la SADC. Le premier a porté sur la stabilité macroéconomique et financière, avec un examen approfondi des indicateurs de convergence des États membres et un partage des rapports de supervision bancaire. L’objectif a consisté à mieux anticiper les vulnérabilités nationales et à prévenir les risques susceptibles de déstabiliser l’ensemble du système financier régional.

Le deuxième axe a concerné la modernisation technologique et la sécurisation des infrastructures financières. Si l’essor des technologies financières (Fintechs) a ouvert de nouvelles perspectives en matière d’inclusion bancaire, il a également exposé les systèmes de paiement à des cybermenaces de plus en plus sophistiquées. Les gouverneurs ont ainsi examiné les mécanismes de coopération et les stratégies communes de résilience face à la criminalité numérique.

Enfin, les échanges ont porté sur l’interconnexion des systèmes de paiement, avec pour ambition de faciliter les transactions transfrontalières au sein de la SADC. Ce chantier stratégique a visé à consolider la feuille de route technique destinée à rendre les opérations financières entre États membres plus fluides et plus efficaces, avec l’accompagnement de deux partenaires multilatéraux majeurs : le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale.

Rigueur monétaire et discipline budgétaire : le pari d’une convergence régionale

Au-delà de sa participation aux travaux de Luanda, le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso, a placé la cohérence des politiques économiques au cœur des débats. Face aux chocs extérieurs qui ont mis à l’épreuve les économies de la sous-région, il a insisté sur la nécessité de renforcer la production locale et de dynamiser les échanges commerciaux entre les États membres de la SADC. Une orientation destinée à réduire leur dépenda