C’est la première candidature féminine enregistrée à la Centrale électorale pour la présidentielle du 20 décembre prochain. C’est celle de Marie-Josée Ifoku. Comme lors de la dernière présidentielle, elle a officiellement déposé ce jeudi 5 octobre 2023, sa candidature au Bureau de réception et traitement des candidatures (BRTC), situé au siège de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) pour ce scrutin qui arrive à grand pas.
Par cette action, la cheffe du parti politique Alliance des Élites pour un Nouveau Congo (AeNC) vise, dit-elle, la rupture avec le système de prédation. Son concept la « Kombolisation (à traduire : nettoyage) est une réponse contre la corruption, le clientélisme et le népotisme, qui ont plombé le développement de la République Démocratique du Congo (RDC). A travers la « Kombolisation « , la candidate Ifoku tient à promouvoir la renaissance car, « nous sommes à une époque où les citoyens aspirent à choisir une vision plutôt que des individus. »

Marie-Josée Ifoku, qui postule pour la deuxième fois consécutive à cette élection présidentielle, « pense que cela nous donne toutes les chances de conduire ce pays. En 2018 déjà, j’ai mis en avant cette idée de rupture. La première naissance que nous avons connue en RDC est celle de l’État indépendant du Congo. Malheureusement, l’esprit de prédation qui nous a donné naissance persiste à travers nos dirigeants depuis l’indépendance jusqu’à ce jour. Il semble que le peuple congolais soit perçu comme une proie par ceux qui sont au pouvoir. Notre objectif est de mettre fin à ce système en proposant notre vision de la Kombolisation. Nous portons une vision claire susceptible de générer un véritable changement. Nous aspirons à la renaissance du Congo, et c’est en tant que femme que je pense être capable de le réaliser », a-t-elle argumenté.


