Le comité de soutien #FreeStanis a organisé, le vendredi 10 novembre 2023 à Bruxelles, une conférence de presse en collaboration avec l’Association des journalistes professionnels et Amnesty International Belgique francophone. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des démarches visant à obtenir la libération du journaliste Stanis Bujakera, correspondant du Jeune Afrique, arrêté dans le cadre d’une affaire liée à un article relayant une note de l’Agence nationale de renseignements (ANR) sur l’assassinat de l’ancien ministre des Transports Chérubin Okende, porte-parole de l’Ensemble pour la République, parti de l’opposant Moïse Katumbi, candidat à la présidentielle du 20 décembre 2023.
Lors de la conférence de presse, le comité #FreeStanis a souligné qu’aucune charge de culpabilité n’a été retenue contre le journaliste, et a insisté sur la nécessité de sa comparution en homme libre pour garantir une justice équitable.
Le directeur de la rédaction de « Jeune Afrique », François Soudan, a affirmé que Stanis Bujakera coopère de bonne foi avec la justice congolaise pour prouver son innocence. Il a également demandé que le journaliste puisse comparaître en homme libre, soulignant qu’il présente toutes les garanties de représentation et qu’il est déterminé à démontrer son innocence.
L’avocat Henri Thulliez a déclaré que le parquet refuse de produire le vrai sceau de l’ANR, nécessaire pour comparer les sceaux, et de produire le spécimen de signature soumis à l’expertise, ne respectant ainsi pas le contradictoire.
François Soudan a également souligné que le maintien de Stanis Bujakera en prison vise à le contraindre à révéler ses sources d’information, alors que le nouveau code de la presse l’interdit. Il a qualifié cette situation de climat d’intimidation et de menace envers tous les journalistes à l’approche des élections.
La Cour militaire se prononcera le 17 novembre 2023 sur la quatrième demande de mise en liberté de Stanis Bujakera, introduite le 7 novembre par ses avocats.
Jean-Baptiste Leni

