L’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) déplore les actes de violence et la destruction malveillante du siège d’Ensemble pour la République, le parti de l’opposant Moïse Katumbi, à Mbujimayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental, au centre de la République Démocratique du Congo (RDC).
Dans un communiqué diffusé ce dimanche soir, dont infos27.cd a obtenu une copie, l’ACAJ recommande au gouvernement de prendre des mesures urgentes pour mettre fin à la destruction de la permanence du parti politique Ensemble à Mbuji-Mayi, de prévenir et anticiper des actes similaires que certains délinquants pourraient être tentés de commettre ailleurs sur le territoire national, et de rechercher, d’arrêter et de traduire en justice en procédure de flagrance les auteurs et commanditaires de ces actes inacceptables dignes d’une jungle, déclare le communiqué.
Des images largement relayées par les partisans de Moïse Katumbi font état de l’incendie et du pillage du siège d’Ensemble pour la République à Mbujimayi, suite à l’annonce de la victoire de Félix Tshisekedi à l’élection présidentielle du 20 décembre dernier par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).
Des sources concordantes rapportent des actes de vandalisme similaires à Tshilenge, où la femme d’un responsable du parti de Moïse Katumbi a été copieusement tabassée.
La Commission électorale a proclamé provisoirement Félix Tshisekedi vainqueur de l’élection présidentielle du 20 décembre avec 73,34 % des voix, largement devant Moïse Katumbi, 18%. Peter Kazadi, ministre congolais de l’Intérieur, a pour sa part déclaré ce dimanche avoir pris des dispositions pour juguler tout acte de violence après la publication des résultats.
La rédaction

