L’horloge a sonné au 8ème et dernier jour, délai légal accordé aux élus nationaux occupant des fonctions incompatibles avec leur mandat de député national pour opérer le choix de siéger ou de rester dans leurs postes antérieurs en perdant en conséquence le mandat. Avant minuit ne sonna, quasiment tous les ministres élus se sont conformés, de même que le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde.
Ce dernier a présenté sa démission au chef de l’État, Félix Tshisekedi, entraînant ipso facto celle de toute l’équipe gouvernementale, dont 39 membres étaient élus à la députation nationale ou provinciale. Cette situation n’était pas opportune dans le contexte actuel, surtout en raison de la guerre d’agression à laquelle la République démocratique du Congo est confrontée de la part du Rwanda.
Le Président avait donc la responsabilité de garantir le bon fonctionnement des institutions pour assurer une gestion stable, en attendant que l’informateur désigné termine l’identification de la majorité en vue de la formation d’un gouvernement. Dans un communiqué officiel émanant du Directeur de cabinet du Chef de l’État après la démission du Premier ministre Sama Lukonde, mardi 20 février, le Président de la République a ainsi autorisé les membres du gouvernement à expédier les affaires courantes.
Il n’y aura pas de vide dans la gestion du pays, surtout dans le contexte sécuritaire actuel marqué par l’agression rwandaise en République démocratique du Congo. Selon un communiqué officiel émanant du Directeur de cabinet du Chef de l’État après la démission du Premier ministre Sama Lukonde, mardi 20 février, le Chef de l’État a demandé au Premier ministre et aux membres du Gouvernement, chacun en regard de ses fonctions, d’assurer l’expédition des affaires courantes conformément à l’article 6 de l’Ordonnance n°22/002 du 07 janvier 2022 portant organisation et fonctionnement du Gouvernement, modalités pratiques de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement ainsi qu’entre les membres du Gouvernement.
« Le P

