Au sein de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Jacquemain Shabani a marqué l’histoire du parti en endossant, dès son plus jeune âge, le rôle de secrétaire général. Actif sur tous les fronts, il fut en 2011 le fer de lance de la campagne présidentielle d’Étienne Tshisekedi. Plus tard, il prit la tête de la très stratégique Commission électorale permanente (CEP) de l’UDPS, orchestrant avec brio les victoires de Félix Tshisekedi aux élections présidentielles de décembre 2018 et 2023. Nommé le mercredi 29 mai vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani occupe aujourd’hui la deuxième position dans l’ordre de préséance gouvernementale. À ce poste clef, il est désormais l’homme de confiance du Président de la République, chargé de relever d’importants défis, notamment en matière de sécurité urbaine pour contrer les menaces croissantes de la criminalité dans les grandes agglomérations du pays. Il devra également œuvrer conformément à la vision présidentielle, par des politiques de sécurité axées sur la prévention sociale, situationnelle et développementale, afin de favoriser le vivre-ensemble au sein des communautés.
Au plus fort de la confrontation politique entre l’Union pour la démocratie et le progrès social, dirigée par le sphinx de Limete, Étienne Tshisekedi wa Mulumba, et le régime de Joseph Kabila (2011-2012), Jacquemain Shabani s’est imposé comme un pilier de la machine oppositionnelle, animant la lutte pour des élections crédibles. Figure emblématique de la politique, son départ de la fonction de secrétaire général de l’UDPS (numéro deux du parti), ne l’a ni ébranlé ni affaibli dans son engagement. Il est demeuré un fervent défenseur de l’idéologie et surtout des valeurs que porte l’UDPS, telles qu’elles sont énoncées dans ses textes fondateurs et personnifiées par le sphinx de Limete, Étienne Tshisekedi wa Mulumba, dont le souvenir reste honoré.
Après une période de discrétion ponctuée de rares apparitions publiques, cet homme-clé du système UDPS depuis plus d’une décennie a retrouvé le devant de la scène dans un rôle à la fois central et stratégique : celui de coordinateur de la Commission Électorale Permanente de l’UDPS (CEP), un organe pivot de la stratégie du parti.
Ayant surmonté les dissensions internes qui ont secoué le parti-phare de l’opposition après l’élection de Félix T

