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Kinshasa
28 octobre, 2026 - 04:15:02
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Transition énergétique en RDC : Fabrice Lusinde propose une alternative à la domination du charbon de bois

Lors de la 10ᵉ édition du Forum Makutano tenue à Kinshasa, au cours du panel intitulé « Où en est-on avec le Grand Inga ? En attendant Inga, l’heure des mini-réseaux », Fabrice Lusinde, directeur général de la Société nationale d’électricité (SNEL), a mis en lumière une problématique cruciale pour l’avenir énergétique de la République démocratique du Congo : la dépendance écrasante au charbon de bois, communément appelé makala, qui représente 94 % de la consommation énergétique nationale. Ce recours massif coûte annuellement 4 milliards de dollars au pays, tout en aggravant des phénomènes tels que la déforestation et les désastres environnementaux. Fabrice Lusinde a souligné que cette situation freine l’émergence d’une politique énergétique durable et expose la nécessité impérieuse de diversifier les sources d’énergie, afin de garantir un avenir à la fois économiquement viable et écologiquement responsable. Pour répondre à ce défi, il a rappelé que la priorité actuelle réside dans la mise en œuvre de la phase 1 du Programme Inga, laquelle prévoit la construction du barrage de la Bundi et de l’usine d’Inga 3, accompagnée de l’installation des deux premières turbines. Ce projet, jugé stratégique, nécessite la création d’une Société de Projet dédiée, calquée sur le modèle de gestion ayant permis la réalisation d’Inga 1 entre 1968 et 1972.

La République démocratique du Congo, riche en ressources naturelles mais paradoxalement embourbée dans une crise énergétique chronique, consacre annuellement une somme astronomique de 4 milliards de dollars au charbon de bois, localement appelé makala. Ce chiffre, dévoilé par Fabrice Lusinde, directeur général de la Société nationale d’électricité (SNEL), lors de la 10ᵉ édition du Forum Makutano à Kinshasa, au Panel sur la thématique : « où en est-on avec le Grand Inga? En attendant Inga, l’heure des mini-réseaux », illustre une réalité troublante : 94 % des besoins énergétiques des ménages reposent sur cette ressource.

Une dépendance énergétique qui sape l’avenir

Dans un pays où le bois-énergie constitue jusqu’à 94 % du mix énergétique, le makala est plus qu’une commodité : il est une institution socio-économique. Employé dans les cuisines de millions de foyers, il représente une source de revenu pour une vaste chaîne d’intermédiaires, des producteurs ruraux aux détaillants urbains. Toutefois, son impact est alarmant. Cette dépendance engendre une déforestation massive, dégrade les sols, et contribue au réchauffement climatique, compromettant ainsi les objectifs environnementaux nationaux.

Fabrice Lusinde a tiré la sonnette d’alarme : « Nous ne pouvons pas bâtir un avenir énergétique durable en restant prisonniers de cette dépendance archaïque. » Il a plaidé pour une transition, même progressive, vers des solutions électriques, notamment à travers des projets pilotes lancés par la SNEL. Ces initiatives ont montré qu’une offre énergétique fiable et financièrement accessible réduit sensiblement la consommation de charbon de bois dans les zones électrifiées.

Un marché énergétique s