L’afflux massif de réfugiés congolais au Burundi, conséquence directe de l’intensification des combats entre l’armée congolaise et les forces rwandaises sous couvertes du M23, exacerbe une crise humanitaire déjà alarmante. Dépassant les 10 000 personnes, ces déplacés, fuyant Goma et Bukavu, se heurtent aux conditions précaires et aux restrictions accumulées dans leur pays d’accueil. Face à cette situation critique, un appel pressant est lancé à la communauté internationale pour une réponse humanitaire urgente.
La situation humanitaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ne cesse de se détériorer alors que l’intensification des combats entre les Forces armées congolaises et les forces rwandaises sous couverts des terroristes du M23 contraint des milliers de civils à fuir leurs foyers. Depuis l’escalade des violences dans les villes de Goma et Bukavu, plus de 10 000 Congolais ont traversé la frontière pour chercher refuge au Burundi, selon des sources locales.
Ce mouvement de population met une pression considérable sur le pays d’accueil, qui se retrouve débordé face à cet afflux soudain. Nombre de ces réfugiés, n’ayant ni repères ni contacts dans leur nouvelle terre d’asile, se retrouvent dans une situation de grande vulnérabilité. Certains déplorent des contrôles stricts exercés par les autorités burundaises, qui procèdent à des fouilles dans les maisons et les hôtels pour s’assurer que chaque Congolais présent sur le territoire dispose des documents de séjour requis.
« La frontière est ouverte avec des mesures de précaution. Si vous maîtrisez bien la ville, vous savez où aller et ce que vous allez faire, on vous laisse libre passage. Mais comme il y a des gens qui viennent massivement de Goma et de Bukavu sans savoir où aller, lorsqu’on leur pose des questions et qu’ils ne savent pas répondre, on leur refuse le passage, car le Burundi dit qu’il est déjà débordé. Il y a plus de 10 000 personnes qui sont déjà là-bas. Il y a des fouilles de maisons chaque jour », témoigne Jean-Pierre Zembezembe, un opérateur économique d’Uvira cité par radiookapi.net.
Ce climat d’incertitude et de précarité met en lumière l’urgence d’une réponse humanitaire coordonnée. Alors que les organismes internationaux tardent à intervenir efficacement, les réfugiés se retrouvent livrés à eux-mêmes, sans accès suffisant à l’eau potable, à la nourriture et aux soins médicaux. Le Burundi, déjà confronté à ses propres difficultés économiques et sociales, peine à absorber ce nouvel afflux de personnes dans le besoin.
Face à cette crise grandissante, la communauté internationale est appelée à agir d’urgence. Il est impératif de mettre en place des solutions d’accueil et d’assistance pour ces milliers de déplacés qui, en plus d’avoir tout perdu, doivent affronter des conditions de vie extrêmement difficiles. Sans une mobilisation rapide, cette situation risque d’engendrer des conséquences humanitaires encore plus dramatiques.
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