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20 avril, 2026 - 00:33:37
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Du 28 mars au 5 avril : 103 assassinats ciblés, 21 viols, 90 tortures — le martyre du Nord-Kivu continue

Le Nord-Kivu est plongé dans une horreur méthodique. Entre le 28 mars et le 5 avril 2025, pas moins de 103 assassinats ciblés, 21 cas de viols, plus de 90 actes de torture, des centaines de disparitions, ainsi que des pillages massifs de minerais, des spoliations foncières, et des recrutements forcés d’enfants ont été documentés dans les zones occupées par l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23-AFC. Ces chiffres, livrés par un communiqué glaçant du ministère de l’Intérieur, révèlent l’ampleur d’un drame humain qui se joue dans l’Est de la RDC, dans l’indifférence de la communauté internationale. Face à cette entreprise de prédation et de chaos, le gouvernement congolais, par la voix du Vice-Premier ministre Shabani Lukoo, hausse le ton : justice doit être rendue aux victimes, l’État ne reculera pas, et la souveraineté nationale ne sera jamais négociable.

Le Nord-Kivu saigne. Sous l’occupation illégale et brutale de l’armée rwandaise opérant par le truchement du M23-AFC, une terre congolaise jadis prospère se transforme chaque jour davantage en théâtre d’un carnage silencieux. Le dernier communiqué du ministère de l’Intérieur, signé par le Vice-Premier ministre Jacquemain Shabani Lukoo, vient lever un coin du voile sur l’ampleur du drame humain en cours entre le 28 mars et le 5 avril 2025.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes, et ils glacent le sang : 103 assassinats ciblés, 21 cas de viols, des centaines de disparitions, plus de 90 cas de tortures, sans compter les pillages, les cambriolages, les spoliations foncières, et le vol à grande échelle de minerais appartenant à des sociétés minières opérant légalement à Bukavu et Goma. C’est une opération de prédation méthodique, cyniquement pensée, exécutée dans une impunité qui dure depuis trop longtemps.

Et cela ne s’arrête pas là. L’on parle de recrutements forcés, y compris d’enfants-soldats, de destructions ciblées de biens publics et privés, de prise de contrôle d’infrastructures étatiques et d’un plan manifeste de déstructuration de la gouvernance locale dans les zones occupées. En clair, c’est un projet de chaos savamment entretenu. La République démocratique du Congo, une fois de plus, est victime d’une entreprise de déstabilisation d’une violence indicible.

Le gouvernement congolais, loin de céder à la résignation, répond avec gravité et fermeté. En mission à Béni, nouvelle base de l’autorité provinciale relocalisée à cause de l’occupation de Goma, le Vice-Premier ministre Shabani Lukoo a présidé une réunion stratégique du Conseil Provincial de Sécurité. À ses côtés, des ministres, des députés, des hauts responsables civils et militaires. Le mot d’ordre est limpide : “renforcer la sécurité et assurer une gouvernance efficace dans le Nord-Kivu”.

Ce déplacement à Béni, plus qu’un acte administratif, est un geste politique fort. Il affirme que l’État ne cède pas. Que la RDC ne sera ni amputée, ni réduite au silence. Que l’invasion camouflée de Kigali et les exactions de ses milices n’effaceront jamais la légitimité du peuple congolais sur sa terre.

Le gouvernement central collecte méthodiquement des preuves, établit des responsabilités, et entend saisir toutes les juridictions compétentes pour que ces crimes ne demeurent pas impunis. Ce n’est pas seulement une question de sécurité, c’est un impératif de justice, de mémoire, et de dignité.

En refusant de tourner la page sans que vérité et réparation ne soient rendues aux victimes, le ministre Shabani Lukoo incarne cette volonté de rupture avec les compromissions du passé. La communauté internationale est donc interpellée : elle ne pourra plus dire qu’elle ne savait pas. Les crimes sont documentés, les responsabilités désignées, et les douleurs exposées au grand jour.

Ce qui se joue au Nord-Kivu dépasse le simple enjeu territorial. C’est la souveraineté congolaise elle-même, le socle de la République, qui est attaquée. Et dans cette bataille, chaque mot compte. Chaque geste politique aussi. Comme cette présence forte du VPM à Béni, qui rappelle à tous que la RDC est debout, résistante, et qu’elle n’abandonnera jamais ses enfants à la barbarie.

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