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31 octobre, 2026 - 17:37:41
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ÉconomieInternationalLa une

Guerre économique mondiale -L’Afrique, et la RDC en première ligne, nouveau champ de bataille entre Pékin et Washington

À mesure que les tensions entre Pékin et Washington redessinent les équilibres du commerce mondial, l’Afrique s’impose comme le nouvel épicentre géostratégique de la guerre économique mondiale. Longtemps reléguée à la périphérie des grandes stratégies industrielles, elle devient aujourd’hui un acteur clé de la transition énergétique planétaire, convoité par les puissances. Au cœur de cette bataille silencieuse mais décisive : la République démocratique du Congo, véritable coffre-fort minier de la planète, sur lequel se cristallisent les ambitions chinoises et américaines. Entre dépendance, souveraineté et promesse de développement durable, le continent doit désormais définir une nouvelle voie économique dans un monde fracturé.

Alors que les tensions économiques entre les États-Unis et la Chine ne cessent de s’intensifier, l’Afrique – et plus précisément la République démocratique du Congo (RDC) – se retrouve au centre d’un affrontement aux répercussions économiques mondiales. Enjeu : le contrôle des chaînes d’approvisionnement en minerais stratégiques, indispensables à la transition énergétique, à la fabrication des batteries électriques, des smartphones, et des voitures connectées.

Depuis la guerre commerciale lancée sous l’administration Trump, puis durcie par Joe Biden à travers des sanctions économiques ciblées et des restrictions technologiques, Pékin multiplie ses contre-mesures. En parallèle, la Chine renforce son influence économique en Afrique en consolidant ses approvisionnements en cobalt, lithium, cuivre, coltan et étain — des matières premières stratégiques désormais considérées comme l’or du XXIe siècle.

L’Afrique, coffre-fort minier et terrain d’influence économique

L’Afrique n’est plus simplement un fournisseur de ressources. Elle devient le nouveau champ de bataille technologique et industriel, entre la Chine, portée par ses « Nouvelles routes de la soie », et les États-Unis, en quête de diversification énergétique. En RDC, Pékin contrôle déjà une large partie du secteur minier via des partenariats et des contrats comme celui signé en 2008 avec Sicomines. Cette présence lui garantit un accès direct aux minerais stratégiques essentiels à la production de batteries électriques.

Face à cela, Washington tente de contrer l’hégémonie chinoise à travers des initiatives comme le Memorandum of Understanding signé en 2023 avec la RDC et la Zambie, visant à développer des chaînes de valeur locales et durables autour du cuivre et du cobalt.

Pour la RDC, cette rivalité crée à la fois