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Kinshasa
12 octobre, 2026 - 02:39:27
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[Tribune] FARDC, plutôt le 17… novembre, pas mai, faut-il vraiment continuer de commémorer le 17 mai en RDC ?

Certes, l’histoire reconnaît et reconnaîtra à Laurent-Désiré Kabila, la bravoure d’avoir pris la tête d’un mouvement armé qui a défait un régime Mobutu autoritaire, corrompu et à la dérive. Le 16 janvier, jour de sa mort mérite bien un jour férié. Mais le 17 mai 1997 a inauguré une interminable saison macabre que le sang assaisonne, pour mimer Aimé Césaire sur le Congo de 1960. Si ce fut une  libération, alors elle était soviétique ! Kabila lui-même dit M’zee dira que l’Alliance des forces démocratiques pour la libération (AFDL) n’était qu’un conglomérat d’aventuriers et d’opportunistes. Les deux termes devant être considérés dans un sens plutôt criminel.              

Imaginez une seule seconde, la France célébrer  le 24 octobre 1940, l’entrevue de Montoire, marquée par la poignée de main entre Hitler et Pétain,  scellant l’entrée de la France dans la Collaboration. Seuls Bizima, Bugera, Ruberwa… Des figures de proue de la révolution afdlienne, il ne reste plus un seul dont la congolité n’a souffert ni souffre de scepticisme. Kisase Ngandu tué, Kabila assassiné, et Masasu Nindaga, considéré comme père des Kadogo, les tristement célèbres enfants soldats, massacré après un simulacre de procès à Pweto, cette bourgade du Tanganyika où Laurent Désiré Kabila, après avoir échafaudé une armada de plus de 300 chars, des orgues de Staline, etc.,  des lance-roquettes par des centaines des milliers, comptait enfin traduire en acte ce qui demeure comme son apophtegme,  » cette guerre finira d’où elle est venue! ». Hélas, M’zee Kabila, selon Colette Braeckman, piquera une vive colère contre ses généraux  qui, sans coup férir, n’ont eu que le temps de prendre leurs jambes au cou, parmi lesquels un certain Joseph Kabila qui, selon Jeune Afrique, portait le nom d’hyppolite Kanambe, pour échapper aux services de Mobutu, durant ses études en Ouganda.

Pweto – comme le fut Goma en fin février 2025- ayant été cerné et tout l’arsenal militaire a été emporté par les rebelles du RCD appuyés par les troupes rwandaises de Paul Kagame. De l’AFDL à l’AFC/M23 en passant par les  RCD, CNDP (Jules Mutebusi, Laurent Nkunda, etc.),  ça qu’un même film d’horreur, un feuilleton macabre qui dure depuis plus de 30 ans, avec un même réalisateur et premier rôle, Paul Kagame. (…)

Il est temps de réparer cette erreur de l’histoire.

20 mai 1967 vs 17 mai 1997

Le 17 mai ne peut pas être érigé en journée des forces armées… à moins que l’on se complaise, s’accommode de jouer au régime de Vichy, des collabos et lèche-bottes de l’occupant. Dieu seul sait, combien, à Goma, Saké, Bukavu, etc., même à Kinshasa, sont des Congolais devenus nostalgiques de la révolution du 20 mai 1967, celle du Mouvement populaire de la révolution (MPR).  » Lala na nzala mais zala na kimia » (Mieux vaut la paix que du pain dans un capharnaüm), dira, lors du meeting populaire marquant les 25 ans du MPR. L’artiste musicien Koffi Olomide a déclaré, il y a peu,  préférer les années Mobutu, MPR donc. Il est comme un sentiment de « nécrocratie  » chez les Congolais de plus de 40 ans. Et le rêve d’un Congo pacifié sinon mi