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20 avril, 2026 - 01:31:29
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Miguel Kashal à Kabila : « La sous-traitance sous votre règne, une affaire de famille et de fraude »

Les déclarations de Joseph Kabila visant notamment la gestion de la sous-traitance en RDC ne sont qu’un écran de fumée destiné à dissimuler ses échecs passés. En prétendant que le secteur s’est dégradé ces six dernières années, l’ancien président tente surtout de masquer la prédation et la gestion opaque qui ont marqué ses années au pouvoir, où la famille Kabila a fait de la sous-traitance une chasse gardée, avec des contrats signés à l’étranger et des fonds dissimulés dans des comptes offshore. La réponse de Miguel Kashal, Directeur Général de l’ARSP, est sans appel : elle démontre que cette période a été celle d’un pillage organisé, et que le véritable changement, aujourd’hui impulsé par Félix Tshisekedi, est celui d’une gouvernance transparente, où les ressources nationales sont désormais captées au bénéfice du pays et non de quelques proches. Ce qui permet à la RDC d’avancer vers une souveraineté économique réelle.

Dans un contexte politique déjà marqué par la tension, les réactions s’enchaînent suite au discours critique de Joseph Kabila visant plusieurs secteurs de la nation, notamment celui de la régulation de la sous-traitance dans le secteur privé en République démocratique du Congo. Face à ces accusations, la réponse n’a pas tardé : Miguel Kashal, Directeur Général de l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance (ARSP), a donné de la voix pour dénouer point par point les critiques et démentir les propos de l’ancien chef d’État.

Une critique mal fondée, selon Kashal

Sans tergiverser, le Dg Miguel Kashal a dénoncé ce qu’il qualifie de « critiques aléatoires et fausses » de Joseph Kabila, qui a tenté de faire croire que la situation de la sous-traitance s’est dégradée ces six dernières années. « J’ai suivi avec regret les assertions infondées de l’ancien président, qui prétend que les entrepreneurs congolais ont été désillusionnés. En réalité, la réalité est tout autre », a-t-il affirmé.

Le DG de l’ARSP a rappelé que, sous la gouvernance de Kabila, la sous-traitance avait été « l’apanage de ses proches et de ses entreprises familiales », avec des contrats signés en dehors du pays, qui alimentaient des comptes offshore, comme cela avait été révélé dans le scandale Panama Papers en 2016. « La gestion de ces contrats par la famille Kabila a permis une fuite colossale de capitaux, au détriment du développement local », a-t-il dénoncé.

Une réforme structurelle et transparente

L’offensive de Kashal ne s’est pas limitée à une simple réfutation. Il a souligné que « la Loi sur la sous-traitance, votée durant la période Kabila, semblait plutôt conçue pour favoriser les intérêts privés de l’ancien président et de sa famille ». Aujourd’hui, sous la présidence de Félix Tshisekedi, le secteur a connu une véritable révolution, avec une ouverture à tous les entrepreneurs congolais, y compris ceux de la diaspora. « Les appels d’offres sont désormais publiés sur le site de l’État, permettant une transparence sans précédent », a-t-il précisé.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : selon le rapport partiel de 2024 publié sur le site officiel de l’État, plus de deux milliards de dollars, qui autrefois échappaient aux circuits financiers congolais, sont désormais captés en RDC, contribuant ainsi à la chaîne de valeur locale. Un progrès notable, que Kashal qualifie de « première étape vers une véritable indépendance économique du pays ».

Une remise en question de la gestion passée

Le DG de l’ARSP n’a pas hésité à rappeler que, durant ses 18 années au pouvoir, Kabila aurait peu permis à la jeunesse entrepreneuriale de prospérer. « Combien de jeunes congolais, prétendument défendus par l’ancien président, ont-ils signé des contrats de plusieurs millions de dollars comme c’est le cas aujourd’hui ? », a-t-il lancé, mettant en doute la capacité de Kabila à favoriser l’émergence d’un secteur privé dynamique.

Il a en outre insisté sur la mise en place d’un contrôle rigoureux de l’exécution des marchés publics, une pratique nouvelle dans le secteur, visant à éviter toute nouvelle fuite de capitaux ou favoritisme. La finalisation du contenu local dans la loi sur la sous-traitance, en cours d’adoption, constitue selon lui « une étape clé vers l’indépendance économique » — une réforme que le président Tshisekedi souhaite inscrire dans la durée, en rupture avec la gestion opaque du passé.

Il est donc clair que la controverse sur la gestion passée et présente de la sous-traitance en RDC met en lumière deux visions opposées de la gouvernance économique : celle opaque, incarnée par Kabila, et celle, réformatrice et transparente, portée par Tshisekedi.

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