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17 avril, 2026 - 04:05:20
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Sous-traitance : Louis Watum félicite l’ARSP pour ses 1 400 contrats et plus de 2 milliards de dollars de marchés

Plus de 1 400 contrats de sous-traitance, représentant un montant supérieur à deux milliards de dollars, ont été signés en faveur d’environ 800 entrepreneurs congolais en moins de deux ans. Ce bilan, présenté lundi 2 juin par le ministre de l’Industrie Louis Watum Kabamba, illustre une dynamique inédite d’intégration des petites et moyennes entreprises locales dans des secteurs clés tels que les télécommunications, les mines et la brasserie. Fruit de l’action volontariste de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), cette avancée concrétise la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi : faire émerger une classe moyenne industrielle, moteur d’un développement économique durable en République démocratique du Congo.

Le ministre de l’Industrie et du Développement des Petites et Moyennes Entreprises, Louis Watum Kabamba, a dressé lundi 2 juin un bilan jugé « encourageant » des réformes menées dans le secteur de la sous-traitance, un an après sa prise de fonctions. S’exprimant lors d’un briefing presse conjoint avec le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, il a mis en avant les résultats obtenus sous l’impulsion de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), dirigée par Miguel Kashal Katemb.

« À travers l’ARSP, nous avons pu faire aboutir plus de 1 400 contrats de sous-traitance en faveur d’environ 800 entrepreneurs congolais, pour un montant cumulé de plus de deux milliards de dollars américains », a déclaré Louis Watum. Selon lui, ces chiffres traduisent une dynamique nouvelle en matière d’accès des entreprises locales aux marchés jadis monopolisés par des firmes étrangères.

Un levier stratégique de croissance

Le ministre a tenu à souligner le rôle central de l’ARSP dans cette avancée. Créée pour veiller à l’application de la loi de 2017 sur la sous-traitance dans le secteur privé, l’agence publique a été particulièrement active ces deux dernières années, notamment dans les domaines des télécommunications, de l’industrie minière et de la brasserie. Autant de secteurs où les majors internationales, désormais soumises à l’obligation de rétrocéder une part de leurs marchés à des entités locales, ont dû signer des accords avec des sous-traitants congolais.

« Ce sont les premières étapes de la marche vers la création des richesses et l’émergence de nos champions nationaux », a ajouté M. Watum, saluant les efforts conjoints des autorités et du secteur privé en matière de renforcement des capacités locales.

Une ambition présidentielle : faire émerger une classe moyenne

Pour les autorités, cette dynamique s’inscrit dans la vision portée par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui entend favoriser l’émergence d’une classe moyenne congolaise à travers l’appui au tissu entrepreneurial national. « Il s’agit non seulement d’un enjeu économique, mais aussi d’un impératif social », a rappelé le ministre de l’Industrie.

La montée en puissance des PME congolaises dans la chaîne de valeur industrielle est considérée comme un levier stratégique pour le développement du pays. Toutefois, plusieurs défis restent à relever : l’accès au financement, le renforcement des compétences techniques, ou encore l’amélioration du climat des affaires. À ce titre, le gouvernement affirme travailler à des réformes structurelles supplémentaires.

Entre 2023 et 2024, sous l’impulsion déterminée du directeur général de l’ARSP, Miguel Kashal Katemb, les entrepreneurs congolais des secteurs des télécommunications, des mines et de la brasserie ont conclu de nombreux contrats avec les entreprises principales. Ces accords portent sur la fourniture de biens et la réalisation de prestations de services, marquant une avancée significative dans l’intégration des acteurs locaux aux chaînes de valeur industrielles.

Ces initiatives s’inscrivent pleinement dans la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui vise à favoriser l’émergence d’une classe moyenne dynamique et autonome, pierre angulaire du développement économique du pays.

Infos27

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