La République démocratique du Congo s’apprête à briller à l’Exposition universelle d’Osaka, portée par une diplomatie économique résolument offensive menée par la Première ministre Judith Suminwa. Forte de ses ressources et de ses talents, la RDC entend dépasser les stéréotypes pour révéler un pays en pleine transformation, ouvert aux investissements et aux partenariats durables. Cette vitrine internationale pourrait marquer un tournant majeur, inscrivant la RDC parmi les acteurs émergents incontournables du XXIe siècle.
Après Rome, cap sur l’Asie. La Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa, a atterri mercredi 25 juin 2025 au Japon, en compagnie du ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya. Ce déplacement marque la dernière ligne droite avant la Semaine de la RDC à l’Exposition universelle d’Osaka.
L’événement, inscrit au calendrier des grandes vitrines économiques mondiales, représente une opportunité stratégique pour Kinshasa, désireuse de capter l’attention des investisseurs internationaux. « Nous voulons une présence forte, cohérente, et qui reflète le nouveau visage économique de la RDC », confie une source gouvernementale.
Une diplomatie commerciale assumée
Sur place, la cheffe du gouvernement et sa délégation congolais s’activent pour finaliser les détails logistiques et politiques de la semaine congolaise. Objectif affiché : harmoniser les actions, affiner les messages et déployer une diplomatie économique offensive. Il s’agit non seulement de présenter le potentiel du pays – ressources naturelles, agriculture, industrie minière, jeunes talents –, mais aussi de séduire des partenaires à long terme.
La stratégie s’inscrit également dans le cadre plus large de la Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD), prévue du 20 au 22 août 2025 à Yokohama. Une coordination soigneusement pensée, qui vise à ancrer la RDC dans les grands débats sur l’investissement et le développement du continent.
Faire de l’image un levier d’attractivité
La participation congolaise à Osaka ne se veut pas purement institutionnelle. Elle entend casser les clichés, valoriser le savoir-faire local, et proposer une image moderne et tournée vers l’innovation. Expositions culturelles, démonstrations technologiques, panels économiques et rencontres bilatérales rythmeront cette semaine sous haute attention diplomatique.
« Nous ne venons pas quémander, mais proposer. Le monde a besoin de la RDC, et la RDC est prête à s’ouvrir au monde », martèle un membre de la délégation congolaise.
Dans un contexte de transformation économique amorcée depuis plusieurs années, Kinshasa cherche à sortir du piège de la rente minière pour bâtir un modèle diversifié, durable et inclusif. L’Exposition d’Osaka, qui accueillera des délégations venues de plus de 150 pays, pourrait bien offrir à la RDC un tremplin diplomatique inédit, à condition de transformer l’essai.
La Première ministre Judith Suminwa veut en faire un moment charnière de la diplomatie économique congolaise, au service d’une vision claire : placer le pays parmi les nouvelles puissances émergentes du XXIe siècle.
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