Alors que la signature de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, le 27 juin à Washington, a été saluée comme une percée diplomatique sous l’égide de Donald Trump, le député national Olivier Katuala Kasanda alerte sur ses implications économiques. Dans une tribune incisive, il appelle à ne pas céder à l’euphorie, estimant que la guerre change désormais de terrain : d’un affrontement militaire à une bataille pour le contrôle des ressources stratégiques. Derrière les promesses de stabilité et d’intégration régionale, l’enjeu réel serait celui d’une captation américaine des richesses de l’Est congolais, avec le Rwanda en partenaire de choix. Un avertissement : si la RDC ne s’organise pas rapidement, la paix pourrait masquer une marginalisation économique programmée.
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Tribune : Les enjeux économiques de l’Accord de paix RDC-Rwanda
L’accord de paix signé le 27 juin 2025 entre la RDC et le Rwanda, sous médiation américaine, est présenté comme une avancée majeure pour la stabilité dans la région des Grands Lacs. Cependant, comme nous l’avions souligné dans notre précédente tribune, la paix ne doit pas être une fin en soi pour la RDC. Elle doit servir de socle à une reconstruction nationale ambitieuse, capable de repositionner notre pays comme un acteur économique de premier plan. Or, le temps joue contre nous.
L’enthousiasme d’une paix retrouvée ne doit pas nous aveugler face à une réalité alarmante : la guerre, jadis militaire, entre la RDC et le Rwanda se déplace désormais sur le terrain économique. Derrière la façade humanitaire de cet accord, les intérêts économiques, principalement américains, sont le véritable moteur, et la RDC risque de se retrouver marginalisée si elle ne relève pas les défis structurels et logistiques qui se posent.
L’implication des USA dans cet accord ne peut être dissociée de leurs intérêts stratégiques. Comme en Ukraine, où, depuis l’avènement de Trump, Washington pousse Zelensky à une capitulation face à la Russie pour sécuriser ses propres intérêts géopolitiques et économiques, la médiation américaine en Afrique centrale n’est pas uniquement motivée par un désir de paix. Les USA, en quête de ressources critiques pour leurs industries technologiques et énergétiques (cobalt, coltan, lithium, gaz méthane), voient dans l’Est de la RDC un réservoir stratégique. L’accord de paix, en stabilisant la région, ouvre la voie à une exploitation plus sécurisée et formalisée de ces ressources, avec les Américains comme principaux bénéficiaires.
Un des points majeurs de cet accord, axé sur le « cadre d’intégration économique régionale », illustre cette ambition. En promouvant des chaînes de valeur minières transparentes et des projets conjoints (hydroélectricité, lac Kivu), cet accord invite explicitement les investisseurs américains à jouer un rôle clé. Les USA, en position de force, entendent dicter les termes de cette intégration économique, et le Rwanda, relativement mieux structuré à ce jour, risque de devenir leur partenaire privilégié au détriment de la RDC. Le R

