La 9e Conférence de la CNUCED, conclue samedi 11 juillet à Genève, marque un tournant décisif dans l’histoire économique de la République démocratique du Congo. Portée par une volonté politique ferme et un leadership affirmé, la RDC s’engage résolument sur la voie de son intégration durable au commerce international et de sa sortie programmée de la catégorie des Pays les Moins Avancés. Au cœur de cette dynamique, une collaboration renforcée avec la CNUCED ouvre la porte à un diagnostic approfondi de l’économie congolaise, mobilisant une vingtaine d’experts internationaux pour identifier défis et opportunités. Piloté par le ministère du Commerce extérieur, ce programme ambitieux prépare également une conférence des bailleurs, point de départ d’une trajectoire de développement soutenue sur plusieurs années. Parallèlement, Kinshasa enregistre une avancée diplomatique majeure en déposant ses instruments de ratification de deux accords-clés de l’OMC, un geste salué comme un signe de maturité et d’ouverture renforcée sur le monde. Ces actions conjuguées illustrent l’émergence d’une RDC déterminée à transformer son économie, à moderniser ses institutions et à jouer pleinement son rôle sur la scène internationale, dans un esprit de transparence, d’efficacité et de durabilité.
La 9e Conférence de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED), qui s’est achevée samedi 11 juillet à Genève, a marqué une étape majeure pour la République démocratique du Congo (RDC) dans son processus d’intégration au système commercial international et son ambition de sortie de la catégorie des Pays les Moins Avancés (PMA).
À l’occasion de la clôture de cette conférence, une séance de travail fructueuse a été organisée entre la délégation congolaise, conduite par Julien Paluku Kahongya, ministre du Commerce extérieur, et le Directeur de la Division Afrique, Pays les Moins Avancés et programmes spéciaux de la CNUCED, Monsieur Paul Akiwumi, accompagné de ses experts. Cet échange a permis d’explorer l’alignement de la RDC sur les programmes d’assistance technique proposés par la CNUCED, à l’instar de ceux déjà déployés dans plusieurs pays africains comme l’Angola, le Kenya ou l’Éthiopie.
Ce partenariat technique consistera en un diagnostic complet de la structure économique congolaise, approfondissant l’identification des défis majeurs et des opportunités d’investissement. Une équipe d’environ vingt experts internationaux sera mobilisée pour définir les priorités stratégiques destinées à stimuler le développement durable de la RDC. Piloté par le Ministère du Commerce extérieur, ce programme devrait aboutir à la conception de projets concrets et à l’identification des bailleurs de fonds.
L’un des objectifs phares de cette collaboration est la préparation d’une conférence des bailleurs dédiée à la RDC, organisée en concertation avec d’autres partenaires internationaux. Ce rendez-vous pourrait concrétiser le début d’une dynamique durable pour accompagner la RDC sur la voie de la sortie de la liste des PMA, à travers un programme pluriannuel s’étalant sur 5 à 7 ans. Cette initiative s’inscrit dans la volonté claire d’assurer la continuité des actions publiques en faveur de la transformation économique du pays.
Julien Paluku a tenu à remercier le Président de la République Félix Tshisekedi ainsi que Madame la Cheffe du Gouvernement pour leur soutien décisif : « Grâce à leur leadership, nous plantons aujourd’hui les jalons d’un avenir meilleur. Plus rien ne sera comme avant. »
Un autre signal fort à Genève : la RDC dépose ses instruments de ratification de deux accords clés de l’OMC
Le même jour, à Genève, le ministre Julien Paluku a également formalisé, au nom de la RDC, le dépôt des instruments de ratification de deux accords historiques de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) : le Protocole d’amendement de l’Accord de Marrakech intégrant l’Accord sur les subventions à la pêche, et l’Accord sur la facilitation des échanges (AFE).
Cette démarche traduit un tournant stratégique dans la diplomatie économique congolaise. La directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, a salué cette décision comme « courageuse et structurante », soulignant l’importance de cette adhésion pour renforcer la transparence, la durabilité et l’efficacité des échanges commerciaux en Afrique.
L’accord sur les subventions à la pêche vise notamment à combattre la surpêche et la pêche illicite, sources de pertes économiques majeures sur le continent africain. Quant à l’Accord sur la facilitation des échanges, il engage la RDC à moderniser ses procédures douanières, réduisant ainsi les coûts logistiques et améliorant la compétitivité de ses exportations.
Ce geste diplomatique, salué comme un signal fort de maturité institutionnelle, place désormais la RDC parmi les acteurs crédibles dans les négociations multilatérales, renforçant son positionnement stratégique sur la scène internationale.
Ces avancées symbolisent une nouvelle dynamique pour la RDC, portée par une volonté politique affirmée et une stratégie claire visant à transformer durablement son économie. En conjuguant assistance technique internationale et engagements multilatéraux concrets, Kinshasa affirme son ambition de se hisser parmi les économies émergentes africaines, portées par des réformes structurelles et une meilleure intégration au commerce mondial.
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