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Kinshasa
1 novembre, 2026 - 07:10:10
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Journée du Génocost : Félix Tshisekedi en première ligne pour la reconnaissance internationale

2 août. En ce jour de mémoire profonde, Félix Tshisekedi a insufflé une nouvelle dynamique à la commémoration du Génocost. Plus qu’un simple hommage, cette cérémonie à Kinshasa s’est muée en un engagement ferme et solidaire, où vérité historique et aspiration à la paix s’entrelacent. Par ses mots et ses actions, le président affirme la détermination de la RDC à faire reconnaître ce chapitre douloureux à l’échelle internationale, tout en jetant les bases d’un avenir respectueux de la dignité de son peuple.

Sous un ciel lourd de mémoire, le président Félix Tshisekedi a présidé, samedi 2 août, la cérémonie commémorative de la Journée du Génocost. Face aux autorités, aux représentants de la société civile et aux survivants, le chef de l’État a livré un message solennel : « Nous sommes venus répondre à un triple appel : mémoire, dignité, justice ».

Dans un silence recueilli, interrompu par un moment d’hommage aux millions de Congolais « sauvagement massacrés, souvent déportés, et trop longtemps condamnés au silence », le président a rappelé la gravité de l’histoire. « Le contraire de l’amour, ce n’est pas la haine, c’est l’indifférence. Le contraire de la vie, ce n’est pas la mort, c’est l’oubli », a-t-il cité d’Elie Wiesel, avant de dresser un constat accablant : « Depuis plus de trois décennies, la République démocratique du Congo subit une guerre d’agression… transformée en une entreprise prédatrice à visée économique et en une atteinte délibérée à notre identité collective ».

Des noms devenus des stigmates

Kasika, Makobola, Katogota, Kamituga, Mwinga, Kilungutwe, Mugunga, Bambo, Yumbi… autant de localités que Félix Tshisekedi a égrenées comme des plaies béantes. « Ces noms ne sont plus de simples repères géographiques, mais les stigmates d’un drame humain d’une ampleur telle qu’il interpelle la conscience universelle », a-t-il lancé, rappelant que « chaque chiffre dissimule une vie brisée, un rêve éteint, une famille meurtrie ».

Le chef de l’État a appelé à « préserver cette mémoire et en faire le socle d’une action lucide, responsable et irréversible », dénonçant un projet d’éradication « parfois jusqu’à l’extermination », tel que l’établit le rapport Mapping des Nations unies et les travaux d’experts congolais.

« Le Génocost n’est pas qu’un épisode du passé »

Plus qu’un retour sur l’histoire, Félix Tshisekedi a alerté sur la continuité des violences : « Cette logique d’anéantissement se poursuit aujourd’hui, sous d’autres formes mais avec la même brutalité dans l’Est de notre pays », accusant « les forces rwandaises et leurs supplétifs du M23-AFC » de commettre « massacres, violences sexuelles systématiques, enrôlement forcé d’enfants et destructions d’infrastructures ».

Ces exactions, selon lui, « menacent à chaque instant les efforts de paix que nous avons engagés avec détermination », en référence à l’accord de Washington conclu sous l’égide de Donald Trump. Et de marteler : « Ce drame, rapporté par les médias internationaux, vient cruellement nous rappeler que le Génocost n’est pas qu’un épisode du passé ».

Un appel à la communauté internationale

À la veille de l’installation d’une commission d’enquête indépendante sur les massacres dans l’Est, le président a lancé « un appel solennel à la communauté internationale » pour qu