En s’engageant sur la voie de l’acquisition de son propre satellite, la République démocratique du Congo entend se hisser parmi les nations africaines qui misent sur l’innovation technologique pour accélérer leur développement. Un projet stratégique, estimé à 400 millions de dollars, qui doit permettre de réduire la fracture numérique et de soutenir la transition digitale du pays.
Le président Félix Tshisekedi a reçu, samedi 30 août soir, à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, Jean-Philippe Anvam, représentant de Monacosat, l’opérateur satellitaire de la principauté de Monaco. À ses côtés figuraient Augustin Kibasa, ministre de l’Économie numérique, et José Mpanda Kabangu, ministre des Postes et Télécommunications. Au centre des discussions : l’état d’avancement du projet d’acquisition par la RDC d’un satellite national.
« Réduire la fracture numérique en RDC grâce au déploiement d’un satellite congolais est une initiative qui ambitionne de faciliter l’accès à Internet à haut débit sur l’ensemble du territoire, en particulier dans les zones rurales et enclavées », a expliqué M. Anvam.
Outre la connectivité, ce projet est conçu comme un levier transversal : il devra renforcer la cybersécurité, favoriser l’enseignement à distance, développer la télémédecine et stimuler l’économie digitale. Autant de domaines dans lesquels le pays accuse encore un retard structurel.
Selon le représentant de Monacosat, le financement est déjà assuré. « Une banque a mobilisé les fonds nécessaires, estimés à 400 millions de dollars américains », a-t-il confirmé. La coopération avec Monacosat s’appuie sur une expertise éprouvée en Afrique du Nord et dans la Corne de l’Afrique, où l’opérateur dessert déjà plusieurs pays.
Pour Kinshasa, cette étape marque une volonté claire : se doter d’infrastructures numériques souveraines, capables de soutenir l’ambition de transformation économique et de modernisation de l’État.
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