À Moanda, dans le Kongo Central, lundi 1er septembre 2025, le gouvernement congolais a donné le coup d’envoi officiel de la rentrée scolaire 2025-2026, dans un lieu chargé d’histoire : l’École Saint Louis, première école primaire d’Afrique centrale, inaugurée en 1889. Pour Raïssa Malu, ministre d’État à l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, ce moment symbolique n’est pas un simple rappel du passé, mais un appel à construire « une école congolaise moderne, inclusive et tournée vers l’avenir ». Entre innovations pédagogiques, intégration des technologies numériques et consolidation de la gratuité de l’enseignement primaire, l’exécutif affiche une ambition claire : offrir à chaque enfant, dans toutes les provinces du pays, « une éducation équitable, de qualité et adaptée aux enjeux du XXIe siècle ».
« Nous nous retrouvons dans un lieu hautement symbolique : l’École Saint Louis de Moanda. Ces murs ont vu naître l’instruction dans notre pays et la sous-région, ils portent la mémoire d’un siècle et demi d’efforts, de luttes et de rêves », a déclaré Raïssa Malu, ministre d’État à l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, au lancement officiel de la rentrée scolaire 2025-2026. Pour elle, « aujourd’hui, en foulant ce sol chargé d’histoire, nous ne regardons pas en arrière avec nostalgie, mais avec la conviction que cet héritage constitue un socle solide pour bâtir une école congolaise moderne, inclusive et tournée vers l’avenir ».
Le discours de la ministre a mis en lumière l’importance de l’école comme « creuset de la nation », rappelant qu’elle est « l’endroit où nos enfants apprennent les compétences de base, mais aussi à vivre ensemble ». Selon elle, « l’école doit être le lieu où chaque enfant apprend à respecter ses droits et ceux des autres, où il développe un esprit critique et où il s’approprie les valeurs de paix, d’égalité et de justice ». Elle a insisté sur le fait que l’éducation « repose sur des bases solides », mais que « nous devons continuer à les renforcer pour qu’elles répondent aux défis d’aujourd’hui et de demain ».
Le gouvernement a également souligné les progrès réalisés en matière d’accès à l’éducation. « La gratuité de l’enseignement primaire public a permis à des millions d’enfants supplémentaires de retrouver le chemin de l’école, ouvrant ainsi des perspectives d’avenir à des milliers de familles auparavant exclues », a affirmé la ministre. Elle a ajouté que « nous avons franchi un cap important dans l’intégration des technologies dans notre système éducatif, notamment dans le processus de correction des Examens d’État. Cette innovation a renforcé la crédibilité, la rapidité et la transparence du processus, tout en soulignant notre volonté d’adopter des outils modernes au service de la qualité de l’éducation ».


