En plaçant la concertation au cœur de la mécanique budgétaire, Adolphe Muzito rompt avec une tradition trop souvent marquée par l’opacité et l’arbitraire des chiffres. L’ouverture, le 2 septembre, d’un cycle inédit de consultations avec les ministères sectoriels apparaît comme une respiration démocratique dans la fabrique des finances publiques. Plus qu’un exercice de style, la méthode veut traduire une exigence : bâtir un budget 2026 arrimé aux besoins réels, adossé à des ressources maîtrisées et orienté vers des résultats concrets. Dans un pays où l’équilibre entre discipline financière et impératif social reste fragile, la démarche affiche une ambition claire : restaurer la crédibilité de l’action publique et consolider la croissance par une allocation plus efficiente des ressources. L’innovation budgétaire se veut ainsi le ferment d’une gouvernance économique plus responsable, sous le regard attentif de la Première ministre Judith Suminwa, garante de l’arbitrage final.
Le gouvernement congolais a ouvert mardi 2 septembre une nouvelle séquence budgétaire. Le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, a lancé une série de consultations avec les ministres sectoriels dans le cadre de l’élaboration du projet de loi de finances pour l’exercice 2026. L’objectif affiché : ajuster les allocations aux besoins réels et préparer un arbitrage final sous la houlette de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka.
Les premiers ministères auditionnés – Affaires sociales, Justice, Relations avec le Parlement et Politique de la ville – ont salué une démarche qualifiée d’« innovante », fondée sur l’écoute et la concertation. « Cette méthode permet de mieux articuler nos priorités avec les contraintes du Trésor », a indiqué un membre du gouvernement à l’issue des échanges.
Selon les services du Budget, ces consultations s’inscrivent dans une logique de transparence et d’efficacité. Elles doivent permettre de bâtir un budget « plus réaliste, équilibré et axé sur les résultats », en tenant compte à la fois des marges de manœuvre financières et des impératifs sociaux.
Le cycle de rencontres s’est poursuivi mercredi 3 septembre avec d’autres portefeuilles ministériels. À terme, le gouvernement ambitionne de présenter au Parlement un projet de loi de finances capable de renforcer la crédibilité de la politique budgétaire et de soutenir la croissance dans un contexte économique encore contraint.
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