À Kinshasa, les droits des personnes handicapées prennent une dimension concrète. En associant directement les associations représentatives à la réflexion, la ministre Irène Esambo Diata veut bâtir des services publics adaptés, proches et efficaces. Plus qu’un atelier technique, c’est un signal fort : l’inclusion ne se décrète pas, elle se construit avec ceux qui en sont les premiers concernés.
À Kinshasa, la République démocratique du Congo poursuit ses efforts pour améliorer la prise en charge des personnes vivant avec handicap (PVH) et autres personnes vulnérables. Mercredi 3 septembre, la ministre déléguée en charge des PVH-APV, Irène Esambo Diata, a réuni autour d’elle les responsables des principales associations concernées, dans le cadre d’un atelier de réflexion consacré au fonctionnement et à l’organisation des services publics dédiés.
« Aujourd’hui, nous analysons les structures qui vont réellement répondre aux besoins spécifiques des personnes vivant avec handicap. Il y en a quatre, correspondant aux différentes catégories de handicap. Nous réfléchissons avec les PVH au fonctionnement et à l’organisation de ces services, afin que ce qui sera produit et mis à leur disposition soit le fruit de leur contribution », a expliqué la ministre, rappelant que cette approche inclusive est conforme à la convention relative aux droits des personnes handicapées.
Les participants ont examiné les dispositifs existants, leurs limites et les améliorations possibles, avec l’ambition de renforcer l’efficacité et la proximité des services. Les échanges ont porté sur l’accessibilité aux infrastructures, l’adaptation des procédures administratives, ainsi que la participation directe des personnes handicapées à la conception et à l’évaluation des politiques publiques qui les concernent.
Cet atelier s’inscrit dans la stratégie du gouvernement Suminwa II visant à garantir l’égalité des chances et l’inclusion sociale. Pour Irène Esambo Diata, il s’agit d’un « jalon important » vers la mise en place de structures adaptées, capables de répondre aux réalités quotidiennes des personnes handicapées, qu’il s’agisse de mobilité, d’accès à l’éducation, à l’emploi ou aux soins.
Les associations présentes ont salué cette démarche participative, soulignant qu’elle marque une rupture avec les approches descendantes souvent critiquées. « Être associés à la réflexion est une garantie que nos besoins réels seront pris en compte », a déclaré un représentant de fédération des personnes handicapées.
En ouvrant ce dialogue structuré, Kinshasa entend envoyer un signal clair : les droits des personnes vivant avec handicap ne doivent pas rester théoriques, mais se traduire par des services concrets, accessibles et adaptés, conçus avec leur concours.
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